mardi, octobre 31, 2006

Le chanteur masqué

Le chanteur masqué
*
Quand j'enfile ma cagoule, j'me défoule full,
J'fuis.... j'suis moins effrayé par la foule,
Ça fait à peu près le même effet que si j'me saoûle,
Ça enflamme mon feu, ça m'fournit la force, le fiul.
Mc BrutaLLL c'pas un style qu'on coule dans un moule.
Paraît qu'j'ai d'la parenté avec le pirate Maboule.
J'fais bouncer les boys comme une grosse paire de boules.
Si tu veux m'faire taire, t'es mieux de te lever à l'heure des poules.
Chus comme le super héros de l'underground...
J'rappe sur c'que le monde aime d'habitude pas entendre...
Mystifiés, sont mes adversaire quand je chante...
Justicier, c't'un métier de plus en plus en demande...
Quand chus sur le stage, personne ne sait à quoi s'attendre.
Chus aussi agressif pis hyperactif qu'un gars sur la patente.
J'ai plein de valeurs que pas grand monde défendent.
Tu peux en laisser en partie mais, surtout en prendre.
*
BrutaLLL, B.r.u.t.a.L.L.L.
Débile mental, maniaque sexuel.
BrutaLLL, B.r.u.t.a.L.L.L.
Sorti d'hôpital, lâché dans la ruelle.
*
S.e.b.a.2.7.3. pis Mc BrutaLLL d'l'autre bord,
C'comme Dr.Jekyll, Mister Hyde, Gainsbourg pis Gainsbarre.
Quand j'perd le contrôle pis qu'il n'y a plus personne à bord,
C'est Mc BrutaLLL qui s'bourre quand Séba prend l'bord.
L'indicible fait parti d'mon vocabulaire.
J'ai Gilles de Ray dans la famille comme arrière-grand-père.
Quand j'pars, j'voé du monde partir de sur le parterre,
J'perds un pourcentage du public avec mes paroles ça l'air.
Mais, ç'pas grâve, J'rappe pas juste pour me faire applaudir.
En m'entendant, Micheal jackson risque d'encore plus pâlir.
J'emprunte des voies que le monde aiment mieux pas franchir
Dans l'but de voir une couple de vieux tabous d'eux-mêmes s'abolir.
Chus le pendant masculin de Karla Homolka...
Chus indéfendable même avec un bon avocat...
À Louis-H, on s'penche déjà tous sur mon cas...
Tout c'que j'sais c'est qu'on s'ennuie avec moé en tout cas.
*
BrutaLLL, B.r.u.t.a.L.L.L.
Débile mental, maniaque sexuel.
BrutaLLL, B.r.u.t.a.L.L.L.
Sorti de l'hôpital, lâché dans la ruelle.
*

Mc BrutaLLL

lundi, octobre 30, 2006

Rencontre allemande: Fox and his friends

Enfin, après une dizaine d'années à avoir voulu découvrir l'oeuvre du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, j'ai eu droit à mon premier rendez-vous il y a quelques minutes. Je viens de terminer mon premier film: Fox and his friends. Souvent, je suis partis à sa rencontre au cours des 15 dernières années mais, sans succès. De fâcheux événements semblaient se déchaîner contre moi. Dernièrement, c'était ma télé, trop vieille, qui m'obligeait à passer à travers mon vidéo afin de voir les dvds. Les dvds avec filtres anti-piratage étaient illisibles parce que connectés après mon vidéo. Longue histoire plate. Comme la collection Criterion, qui a achetée tout ce qui s'est fait de mieux dans le cinéma européen de ces 60 dernières années, affectionne ces filtres, j'étais mal pris à chaque fois. Même chose pour certains films de Bergman. Pas tous mais, certains. Bref, il m'était impossible de visionner les films de Rainer Werner Fassbinder. Et dire que j'ai appris l'allemand car je me disais qu'un jour, je verrai les films de Fassbinder en langue originale sans sous-titres... Une chance que je l'ai appris quand même sinon, je ne comprendrais pas un traître mot aujourd'hui. Et bien la vie a fait que mon désir fut exausé de voir ses films en comprenant la langue de Faust. N'ayez crainte, j'ai besoin des sous-titres pareils pis pas mal à part de ça...

Description du site de fassbinder juste pour vous :
Le Droit du plus fort Franz Biberkopf, surnommé Fox, perd son travail à la fête foraine mais gagne 500 000 marks à la loterie. Il séduit Max, un antiquaire, qui l’introduit dans la société bourgeoise et le présente notamment au bel Eugen, le fils d’un imprimeur en faillite. Fox tombe amoureux d’Eugen, qui se sert de lui pour sauver l’entreprise familiale et se faire offrir un luxueux appartement. « Il y a au moins deux intentions louables dans LE DROIT DU PLUS FORT : la première est de chercher à représenter dans la vie quotidienne, en Allemagne aujourd’hui, les différenciations de classe, les oppositions de classe, à y inscrire la lutte des classes ; la deuxième est de sortir le monde homosexuel du ghetto mystificateur où il se trouve refoulé. Dans les deux cas, mettre en défaut la société allemande, révéler ce qu’elle cache, ce qu’elle se cache, pour la changer. » Serge Le Péron, « Cahiers du cinéma », n. 262-263, janvier 1976

L'hiver approche, le froid s'en vient, je vais me réfugier bientôt en allemagne d'avant 1980 directement de ma chambre afin de visionner l'oeuvre complète de Fassbinder...

Je vais certainement me retrouver en suède pour une escale sur l'ïle de Bergman aussi... je vous reviens sur ça...

mardi, octobre 24, 2006

my space

My space n'a rien inventé. J'ai l'impression de vivre dans un myspace depuis quelques années.
je connais un gars qui connait un gars qui connait un gars.....

pas besoin de me rendre sur la toile pour rencontrer des gens que je connais déjà. Je me rend au coin de la rue, dans le prochain bar et c'est fait. nous sommes tous des links en nous-mêmes..

Montréal est un myspace...

mardi, octobre 17, 2006

occupation double

À Occupation double, les gars doivent choisir entre plusieurs filles. J'les trouve ben fourré les gars. Les filles, sont toutes la même.

samedi, octobre 14, 2006

J'garde ça Réal





J'garde ça Réal

Couplet un
*
Ça l'air qu'pour certain j'serais pas un vrai rappeur.
Chus pas assez si, chus pas assez ça, j'fais pas assez peur.
J'ai un côté de moé qui s'apparente plus à un rocker,
Qu'à (beep), qu'à (beep) parce que j'rappe avec mon coeur.
À côté d'lui pis l'autre chus une sorte d'extra terrestre
Un hyperactif mc qui stress
L'infamie du hip hop , le paria du rap, la peste.
Devant moé, des murs de préjugés sans cesse se dressent.
J'ai pas le look, chus pas assez by the book.
J'emprunte pas la même route que l'roi Inook.
Ben non j'porte d'pyjama pis d'crest en fer dans l'cou.
Mais, quand j'poigne le mic chus capable d'assener des coups.
Chus différent. J'laisse personne indifférents.
Chus fucked up c't'effrayant J'fais un hip hop effarant.
Live personne conteste mon talent après l'avènement.
Même les habitués sont dépassés par les évènements...
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Refrain
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J'keep it real. J'fais ça à ma façon.
J'viens d'la vieille école. J'ai pas besoin d'leçons.
S.e.b.a. 273 comme initiales...
J'garde ça Réal quand j'rappe pis quand j'parle.
*
Couplet deux
*
J'arrive avec des références connues d'pas grand monde,
J'parle de sujets qu'on aborde pas souvent su'és ondes.
J'ai d'la misère à être compris pour les théories qu'j'démontre.
Mais au moins, c'est mon vrai côté, c'est ma vrai face que j'montre.
J'm'inspire de moé, pas de c'que j'voé à côté
J'parle de c'que j'connais, pas de c'que j'ai inventé.
J'ai jamais tué personne, jamais faite d'hold up
Fait qu'pour que cé faire que j'parlerais de d'ça dans mon hip hop ? hein ?
Man... C'est ben simple: Mon emblème c'est moé même..
En un haut mot chus pas un fakeux pis j'joue pas d'game.
J'parle de ou cé que j'm'en va pis d'ou que j'viens.
Si j'parle surtout d'Séba, j'parle aussi des miens.
De toutes façons j'ai pas assez d'imaginations
Pour m'inventer une vie juste pour en faire des chansons.
J'reste connceté 24 sur 24 sur mes émotions
C'que jchus j'le pose su'l'beat comme l'aiguille su' un microsillion.
*
Refrain
*
J'keep it real. J'fais ça à ma façon.
J'viens d'la vieille école. J'ai pas besoin d'leçons.
S.e.b.a. 273 comme initales...
J'garde ça Réal quand j'rappe pis quand j'parle.
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Lyrics:
Séba 273
music:
Pawa Up First

vendredi, octobre 13, 2006

Un Pepsi pour mon ami J.C.

Là, tout le monde va se mettre à acheter du Jean-Pierre Ferland. Passion morbide. Le monde buzz mal. je suis un vrai fan du vieux Ferland. J'ai tellement buzzé sur soleil, Jaune pis les vierges du Québec. Il fut un temps ou je collectionnais ces albums. Je passais mes soirées seul à boire jusqu'à plus soif et je me passais ses 33 tours jusqu'à tomber en pleine face sur le plancher. J'étaitle seul de ma gang m'a te dire à écouter du Jean-Pierre Ferland.

Maintenant, qu'il est presque sur le bord de la fosse, à l'aube de prendre sa retraite si ce n'est pas déjà fait de force par les médecins, tous vont se mettre à écouter du JP soit pas sympathie morbide ou pour faire comme tout le monde. Combiens d'imbéciles sont allés surveiller les viaduc à l,anonce de la catatrophe du Viaduc concorde ? je plaisante mais, il y a toujours des gens qui ne savent pas ou aller et qui se précipitent vers ou on leurs dit d,aller. je me souviens d,au lendemain de la mort de Jhonny Farago. Je travaillais comme disquaire et tout le monde est venu nous demander ses disques. On en a vendu un et puis ensuite on était backorder. Tout le monde nous chiait dessus parce que l'on avait pas du Jhonny. Si ces gens c'était décidé d'écouter sa musique avant sa mort , on aurait pas été dans cette situation. On attend que les artistes meurent avant d'en apprécier l'oeuvre. Je vous laisse sur ces noms: Van Gogh, Cobain.....

tu comprends ce que je veux dire le gros

mardi, octobre 10, 2006

Séba one and Pawa up first

J'ai tracké une nouvelle toune avec le band Pawa up first. Ceux qui étaient au lancement du dernier malajube au Latulippe ont pu voir un peu de quoi ça aurait l'air. Sauf que la chanson n'est pas la même que vous avez entendue. Un tout nouveau texte et une nouvelle musique se sont donnés rendez-vous sur le nouveau cd du band qui doit sortir au cours du mois de novembre: Introducing new details...
J'ai très hâte que vous entendiez ça. C'est cool. Enfin un texte nouveau, tout frais pour vos oreilles. Une musique autant chargée d'émotions que sombre et lumineuse. Une super collaboration quoi ?!!!

lundi, octobre 09, 2006

Mile end blues



Un Lundi de l'action du gras en forme de dimanche platte. C'est la fête à mon père aujourd'hui. Je ne me sens pas vraiment en forme pour sauter sur le téléphone pour souhaiter bonne fête. De toute façon ma difficulé à être hypocrite m'empêche de souhaiter bonne fête. Une fête c'est platte. Platte comme aujourd'hui.

Enfin congé. Je manque de temps. Je ne veux que créer. Pourtant, le travail m'en empêche. Je suis occupé. J'aimerais bien me laissé couler lentement.

Ce soir, je vais encore tenter d'écrire sans succès. Aussitôt que je ne vois pas personne, c,est dans la création que je me plonge sauf que temps libre et inspiration ne se rencontre pas toujours au même coin de rue. Donc, je me met en état de réceptivité. J'irai au parc Outremont plus tard en soirée avec dans les écouteurs L'imprudence de Bashung. Bashung, le majistrale Bashung. J'irai marche sur les traçes de mon hiver passé. Je tenterai de comprendre ce qui s,'st passé, ce qui est survenue dans ma vie au mois de janvier et qui a laissée des cicatrices encore ouvertes. Je guéris. La possibilité d'une réouverture est encore là.

Je me remets un peu à peine de Popmtl que je devrai rentrer travailler demain. j'aimerais tant me laisse glisser...

Ah! moi et les festivals.

Enfin , Pop Montréal s'est terminé. Il m'aura permis de consolider des liens avec certains bands, m'éloigner de d'autres et de me faire réaliser à quel point plusieurs sont à côté de la plaque. De plus en plus. Même si j'ai assisté qu'à quelques événements, Pop Montréal m'a rapidement épuisé. Cette proximité avec la scène me rend fou et me donner rapidement le goût de me sauver jusque dans le fond du bois. D'ailleurs, c'est ce qui m'est arrivé plus tôt cette année avec les Francofolies. J'ai eu besoin de m'isoler tout de suite après. Tellement que j'ai passé les deux mois suivant seul, à écrire, à lire. N'importe quoi mais, seul. Je me sauvais du monde. J'ai comme été traumatisé. Même si je ne me suis pas livré aux excès de toutes sortes lors du dernier Pop Montréal, ce que j'ai vécu a été amplement épuisant. C'est juste que je vire fou à devoir parler à tous, je ne gère pas bien mon alcool et me retrouve complètement saoûl à la fin de la nuit pour ne pas dire lendemain matin. J'y comprend plus rien. Je parle trop. Sans cesse. Sans arrêt.
Donc, encore un fois, j'ai ce besoin d'isolement. J'ai la possibilité de créer maintenant. C'est ce que je veux faire. J'avais hâte que ça se termine, que le band n'ai plus rien au calendrier afin de passer un peu à d'autres choses, une phase plus créative qu'active. J'ai la tête pleine de nouvelles idées. On a pris un break pour finir le e.p. et on ne s'est occupé de rien d'autre. On a oublié de se booker des shows. On s'est fait oublié un peu aussi. Il nous revenir en force. Pour l'instant, le mieux s'est d'en donner au compte goûtes, de se ménager pour revenir tout ravager.