samedi, décembre 30, 2006

Ulverton



Ulverton
Si ce n'était que de moi, je resterais ici à Ulverton. Je réalise que ce ne serait pas si difficile de tout abandonner en ville. Pour cette tranquilité, j'abandonnais le band, le travail, les cafés au lait du Club social sur St-Viateur tout les matins. Il ne m'en faudrait peu pour quiter la vie métropolitaine. Oui, je quiterais cette vie plus facilement que je pourrais le croire.
J'ai depuis longtemps ce dilème en moi: rester en ville et tenter ma chance dans le mileux artistique ou bien m'en retourner vivre en banlieue tranquillement tout en écrivant soit des pièces de théâtre soit des romans ou le deux. Comme il me serait plaisant que d'écrire pour les autres. Je n'aurais plus à me souçier de convertir mon écriture à la langue parlée, ironiquement la mienne. Je pourrais à loisir me plonger dans une adpatation théâtrale de la vie de Gilles de Ray, contemporain de Jeanne D'Arc. Il conbâtit d'ailleurs à ses côtés. C'est Gilles de ray qui fut le maréchal de la pucelle à Orléans. Je pourrais m'éloigner de moi-même dans mon écriture et ainsi aborder des sujets àa cent lieux du hip hop, des sujets davantage noble, des sujets littéraires. Je n'aurais plus à me souçier de devoir un jour représenter et incarner ces écrits que je me donne tant de mal à accoucher. Écrire pour les autres, voilà le grand que je me fixe à long terme. La banlieu et l'isolement seuls pourraient me donner ce champs de liberté exploratoire dont j'ai besoin pour m'émanciper.
Parfois, je trouve que cette ville, qui semble être un gage de réussite assurée dû à la proximité des gens, des intervenants de la scène artistique nuie davantage à la création que tout autre chose. Il est impossible de sa cacher suffisamment, de trouver et/ou prendre le temps de s'arrêter afin de laissé l'inspiration monter en sois et surgir tel un geyser. J,ai perdu tant de soirées à me pavaner dans les bars afin de promouvoir mon oeuvre. Il est certain que la création pure ne se trouve pas ces endroits de perditions. Combiens de gens de talent se sont-ils perdus dans les bars à se promouvoir jusqu'à en devenir incapable de créer. Le plus souvent, ils ont finit par oublier qu'ils possédaient un quelconque talent et comment l'utiliser. Comment vouloir encore se motiver à créer alors que le but ultime de son art, se faire reconnaître, nous tombe dessus sans avoir à travailler ? Comment se forcer à écrire quand vous êtes populaire avant d'avoir créer ? C'est ça les bars: l'illusion d'être connu. Je me suis baigné dans ces eaux et je m'y baignerai malheureusement encore.
C'est ville va me rendre fou, chante Caféïne. Et bien c'est ce qu'il lui ai arrivé. Il a sauté les plombs et s'est enfui à la campagne. J'ai fais la même chose cet été suite aux Francofolies et c'est ce que je fais présentement suite au mois de décembre complètement fou que je viens de vivre. Je me sauve à Ulverton. Si je le pouvais, je ne reviendrais jamais à Montréal. Oui, je réalise qu'il me serait facile d'abandonner toute création, cette vie mondaine ou la perdition me guète. L'ascétisme m'aspire plus que je le pense. Vivre avoir peu de moyen et autant d'ambition voilà la voie à suivre. Quelle utopie ! Belle utopie par contre.
Je me donnais 10 ans pour qu'il se passe quelque chose. Nous y sommes. L'album va sortir très bientôt. J'ai hâte. Sauf que j'ai la trouille de m'engager dans le procésus promotionel de la dite galette. Je préfère la tranquilité d'esprit et le silence à toute cette mascarade de faire des spectacles, de me vendre, de sourire et de sortir. Pourtant, je le sais, je ne vis que pour cela. C'est ce qui me motive à rester en vie. C'est assez complexe je dois l'avouer. La tentation de se perdre est trop grande dans le monde des arts que je voudrais m'enfuir. Je me donnais 10 ans et je crois vraiment qu'il va m'en prendre encore un autre afin d'exploiter pleinement mon potentiel et de finir par abandonner cette forme d'art qu'est le rap et de passer à d'autres modes d'expressions littéraires. Il me pèse parfois de passer au théâtre et au roman, mais mon écriture, il me semble, n'est encore assez raffinée pour faire le grand saut. Peut-être que si je faisais le grand saut il en résulterait quelque chose de potable ? C'est ce que j'ai fait avec le rap. J'ai sauté et me suis retrouvé rapidement sur mes pieds. Je n'ai même pas perdu ne serait-ce qu'une seule seconde l'équilibre. Ce qui se trouvait en bas m'était plus familier que je ne l'avais crû. Alors pourquoi ne pas me mettre dès maintenant au théâtre ? Je ne pourais répondre, mais lorsque je me pose la question, il y a cette petite douleur dans ma poitrine qui monte en moi et finit par me nouer la gorge. Pourquoi pas ? Oui pourquoi pas ? Parce que je n'ai pas encorfe trouvé l'espace et le temps pour plonger. Ce n'est pas tout que de sauter. Encore faut-il choisir sa falaise.
Peu importe. Pour le bien de mon art immédiat, il me faudra m'isoler en moi à défaut de pouvoir venir me cacher à la campagne. Je devrai abandonner le public et me plonger dans mon art. Je devrai aussi aborder la vie de manière davantage spirituelle, me mettre en forme et ne pas me perdre dans le mondain. C'est drôle parce que j'ai écris les paroles de la chansons Résolutions comme quelque chose de drôle, une grosse blague exagérée. J'ai laissé mûrir un peu sur l'arbre et suis venu ceuillir un mois après. je réalise qu'il n'y a que deux ou trois phrases d'ironiques dans ce texte. Tout le reste est véridique et constitue les bases de la voie que j'espère secrètement emprunter depuis toujours. Il faut croire que c'est dans l'humour que se dissimule tout le grâve de l'existence.
Donnez-moi une chambre à moi. Je veux l'espace pour mes réalisations possibles. Donnez-moi un lit pour rêves. J'explorerai mes territoires intérieurs sensibles. Donnez-moi enfin le refuge. J'y dissimulerai mes secrets même les plus risibles. Donnez-moi la chance de m'éclipser. Je me ferai invisible.

mardi, décembre 12, 2006

Résolutions

Résolutions

Couplet un
*
Aujourd'hui, j'me suis enfin décidé. J'pense que j'arrête tout.
J'pensais prendre des résolutions de même depuis un bon boutt.
Genre: Cleaner les dettes que j'ai accumulées sur ma route.
For real ! Chus prêt à gager un deux avec tout ceux qui ont des doutes.
Premièrement, j'pense j'va commencer par arrêter d'fumer des smokes.
Chus écoeuré d'tout l'temps tousser pis d'avoir la voix rauques.
C'est vrai ! l'gros, j'te l'jures! juré craché.. ç'pas une jocke!
Si tu m'mets un bat dans face, j'en prendrai même pas un toque.
J'va avoir un mode de vie comme on dirait spirituel.
Pour, chus même prêt à pratiquer l'abstinence sexuelle.
Dans l'but d'comprendre les femmes, m'a changer d'sexe,
M'a même essayé de m'mettre ami avec une couple de mes ex.
C'est finit aussi les dérapes d'une semaine sur la patente.
Je retoucherai pu jamais à ça même si tu m'tentes.
Ça m'fait rire moé l'monde qui devant leurs dépendances rampent.
Pour le mot perfection astheure on va m'citer en exemple.
*
Couplet deux
*
J'm'en va vraiment être un bon gars comme Richard Desjardins;
Mes amours vont ressembler aux romans d'Alexandre Jardin;
M'a m'mettre à l'eau minérale, j'irai pu boire au Cheval;
M'a faire attention itou à toute la bouffe que j'avale;
M'a m'mettre à méditer, m'a m'mettre à consulter;
Demander pardon à tous ceux qu'dans l'passer j'ai insultés.
J'm'engage icitte à faire amende honorable devant Dieu
À tous ceux et celles avec qui m'serait arrivé d'être odieux.
Tant qu'à faire, j'irai pu jamais jouer au vidéo pocker non plus.
Ça va m'permettre de rembourser toutes mes dettes qui sont dûes.
M'a amener les kidz de ma soeur au parc Belmont avec le surplus.
J'sais qu'j'va finir par réussir même si la tâche est ardue.
J'va m'fixer des objectifs dans vie pis des buts;
Comme faire traverser sur la lumière les petites vieilles aux coins ds rues.
J'va m'mettre à croire à des affaires qu'avant j'aurai jamais cru.
J'refoulerai plus mon côté émotif aussitôt qu'j'ému.
*
Couplet trois

Peut-être que tout ça dans l'fond, c'est juste du fake, des mensonges.
Chus certain de revenir comme la semaine d'avant quand j'y songe.
Les grandes résolutions dans l'fond c'pas faite pour être tenues.
Les plus belles intentions souvent rapidement s'atténuent.
Ouais, la liste est longue. Y a de quoi s'ronger les ongles.
On peut pas refaire sa vie comme on dit en une seule ronde.
C'pour ça qu'j'ai prévu rentrer dans un monastère pour me faire monk.
J'voudrais pouvoir atteindre l'illumination au prochain coup d'Gong.
*
Décembre 2006