lundi, juin 25, 2007

Le gars des vues 17: the brood

Bienvenue dans La clinique de la terreur !


L’hsitoire est la suivante : un homme découvre qu’il y a un lien entre une série de meurtre mystérieux et les traitements psychiatriques que reçoit sa femme dans une clinique privée.

On retrouve ici une des recette gagnante du cinéma d’horreur : la petite fille au cheveux blonds coupés au carré. On pense ici à Village of the damned, mais surtout à la série Poltergeist qui verra le jour plus tard au début des années 80.

The brood est un film calme et réaliste dans lequel surgit l’horreur et le fantastique. Les clichés horrifiants nous sont épargnés et/ou distribuées au compte goûte. On ne fait jamais l’étalage en surenchère d’effet spéciaux comme c’est trop souvent le cas dans les films américains. Tomber sur The brood par hasard sur un canal en pleine nuit, nous serions surpris de voir apparaître une scène de meurtre.

The brood, sans être un film d’épouvante pouvant nous couper le sommeil, n’en demeure pas moins une réussite sur le plan esthétique. On se croirait dans un catalogue de design intérieur publié en 1979. C'est ben le fun à chécker genre comme style...

Pourquoi: Les images de l'hiver canadien tourné en 1979.


Comment: Il faut voir ce film en plein hiver, la nuit accompagné.

dimanche, juin 24, 2007

Limace aux pieds de la girafe

L'aurore et ses martyrs : Lancement du E.P. Limace

Le 30 juin prochain , au Quai des brumes (4481 Saint-Denis), aura lieu le lancement du E.P. du groupe L'aurore et ses martyrs, intitulé Limace.

Actifs sur la scène musicale montréalaise depuis 2002, L'aurore et ses martyrs sortent tout juste de studio avec en mains un E.P. de cinq chansons issues de leur plus récent répertoire. Composé de succès pop directs et efficaces au ton humoristique, le mini-album se clôt avec Emo 308, une pièce au tempo plus lent qui fait des clins d'oeils à différentes vedettes de la scène locale.

L'aurore et ses martyrs sont une formation pop-brute « romantique » francophone, constituée de quatre musiciens. Les compositions (texte et musique) sont celles d' Alexandre Jobert, guitariste et chanteur principal. Le groupe est aussi composé de Wayne-Charles Robichaud (basse, chœurs), David Saint-Pierre (drum) et Emmanuelle Dyotte (clavier). Celle-ci interprète également la chanson éponyme du E.P., Limace.

Le mini-album a été enregistré et réalisé par André Chamberland au studio « No Rush ». La pochette a, quant à elle, été faite par Stupid Bird et sérigraphiée par Mille Putois.

Où : au Quai des brumes, 4481, Saint-Denis
Quand : le 30 juin 2007 à 21h00

L'aurore et ses martyrs seront précédés de Milie croche , Le mieux de la mort et Supercheezy.


http://www.myspace.com/lauroreetsesmartyrs
http://www.myspace.com/miliecroche
http://www.myspace.com/lemieuxdelamort

Le gars des vues 16: Death of a president

Petite critique rapide et facile. Ça peut-être parce que chus fatigué. Mais bon.





Au mois d’octobre 2007, une visite officielle du président Bush à Chicago tourne au vinaigre. Les manifestants anti-Bush, en nombre record fouttent la merde. Dans la foullée, un tueur fou tire sur le président.

Death of a president est une fiction déguisée en documentaire.

On ne peut s’empêcher de penser au superbe Zelig de Woody Allen lorsque l’on voit ces images d’archives si confondentes. La caméra nerveuse, l’intervention de divers commentateurs, les extraits d’archives falsifiés, les divers points de vues, tout dans ce film nous laisse pantois. Imaginez que vous ouvrez la télé un soir et que ce film est en traind e jour, il vous sera presqu’impossible de réaliser que le tout faux. La tention est maintenue du début à la fin.On embarque tout à fait même si on sait que tout est faux.



Pour amateur de LCN et du canal Hystoria.

Koubrauss 1.2

Fait étrange,

Les femmes trouvent les humoristes trop machos, mais ce sont elles qui traînent leur mari aux spectacles....de force.

mercredi, juin 20, 2007

Le gars des vues 15: Red road


Rewind, fast foward.

Un centre de surveillance vidéo à Glasgow. Des dizaines d’écrans sur lesquels ont suit ce qui se passe dans les rues de la ville. Une femme est à la console et se permet parfois quelques zooms sur certaines activités des résidents qui semblent un peu louches. Retour à la normale. Les jours passent et le quotidien dans tout ce qu’il peut comporter d’anodin suit son cours jusqu’à ce qu’un homme capte son attention plus particulièrement. On sent qu’il y a un lien secret entre elle et lui, mais on ne sait trop lequel. Un jour, elle part à sa recherche et passe de l’autre côté de la caméra.

Tourné selon les procédés du dogme mis sur pieds par Lars Von Trier, Red road est le premier long métrage de la cinéaste anglaise Andréa Arnold. Elle risque de faire beaucoup de bruits avec ses 7 nominations ainsi que ses 15 prix remportés dont ceux de meilleur film, meilleur acteur, meilleur actrice, meilleur scénario dont le grand prix du jury au dernier festival de Cannes pour ne nommer que celui-ci. Andréa Arnold, c’est la nouvelle Michael Haneke en jupon, mais sans les tiques de son homologue Allemand. D’ailleurs, Red road n’est pas sans rappeller le Benny’s vidéo, et le Caché d’Haneke. Les réflexions sur l’image, la manière dont on nous mentien dans le vague jusqu’à la fin tout en nous accrochant à la quète de son personnage sont des technique que l’on retrouve chez le cinéaste de La pianiste. Mais Arnold possède son propre univers, son propre langage et son esthétique. Elle n’a rien à envier au maître auquel on l’a compare.

Sa caméra est nerveuse un peu comme si on avait tourné avec une petite caméra numérique personnelle. Ça donne comme résultat que l’on se sent autant déstabilisé que le personnage principal dans sa quète folle. On n’arrive pas à savoir pourquoi cette femme part à la recherche de ce homme apperçu plusieurs fois sur les écrans. Pourquoi est-elle obsédé par lui? Elle paraît incensée. Elle va au delà d’un danger dont les chute semble nous échapper autant qu’à elle. Il est impossible d’établir le lien qui a pu unir cette femme à cette homme dans le passer. Surtout qu’il ne l’a reconnaît pas lorsqu’ils se croisent. On embarque jusqu’au bout même si c’est fou pour voir jusqu’où…

Red road est en fait un regroupement d’appartements à prix modique où échouent les laissés pour compte que la société. On y croise d’ex-détenus, des gens au chômage, des mères monoparentales. Ce sont des cités écossaises à l’instar de celles que l’on retrouve dans les banlieues parisiennes. Le Glasgow que filme Arnorld fait penser à celui que l’on a pu voir dans l’excellent Smale faces. C’est sale, humide et glauque. Les immeubles émergent au centre de terrains vagues où des rebus de toutes sortes volent au vent et viennent atterrir un peu partout sans que personne ne soucie de les ramasser. Le ciel est rempli de mouettes qui survolent sans cesse l’endroit. Il n’y a pas d’issue possible à Red road. La réalité referme son étreinte sur nous et nous étouffe jusqu’à ce que mort s’en suive. Red road est un cul-de-sac social.

Andréa Arnold est une nouvelle voix dans le paysage cinématographique. Elle possède la graine d’une très grande cinéaste à venir. On apprécie son économie. Tout en s’exprimant dans le cadre restreignant que peut être le Dogme, on la sent complètement en contrôle. C’est elle qui semble fixer les limites de la contrainte et non le contraire. Red road est un film magnifique où le silence ambiant trahie le vacarme intérieur. Se taire pour ne pas crier. Du début à la fin nous suivons entirèrement cette femme qui part à la rencontre de son passer en prenant les devants pour changer son avenir. Comme celle-ci, nous suivrons inconditionnellement l’œuvre à venir d’Andréa Arnold les yeux fermés.

Un très beau film.

Présentement à l’affiche au Cinéma du Parc.

Le gars des vues 14: Rechercher Victor Pellerin

Ça sent l'fake dans l'coin, ça sent l'fake.
C-Drik, 6 tracks de trop, 2000.


La fausse pub.


L’histoire est celle de Victor Pellerin, peintre talentueux disparu il y a dix ans après avoir mis le feu à toutes ses toiles. On le décrit comme une sorte de Jean-Michel Basquiat version québécoise.

Tout dans ce faux documentaire sonne faux. Tout est faux. Les comédiens, amateurs pour la plupart, jouent faux. On a pris n’importe quel trou du cul ou connard pseudo-star du café Olympico que l’on croise sur St-Viateur l’après-midi et on leur a demandé de jouer le rôle d’ex-amis de Pellerin. Ceux-ci enchaînent les témoignages à la caméra sur ce peintre qu’ils ont connu jadis et qui est mystérieusement disparu il y a quelques années. Leur jeu à tous est tellement mauvais que l’on a l’impression d’assiter à une version cinéma des Détecteurs de mensonges avec des gens qui ne savent pas bien mentir. Ils font pitié à voir.

Également, il n’y a rien de plus platte que d’entendre parler de quelqu’un que tu ne connais pas, que tu ne vois jamais. Ça vous ai déjà arrivé d'avoir un ami qui parle toujours d'un ami que l'on a jamais vu. C'est platte.
Il est où Victor Pellrin ?

Ce qui me fait rire aussi avec ce film c’est la minable tentative de la cinéaste de nous faire croire à une mouvement culturel bouillonnant disparu. On fait croire que Pellerin a fait le cover de Parachute : - …dans Parachute, les images c’est pas important. On se gargarise qu'avec du texte. Moi c’est pour ça que j’aime lire ça quand j’ai pas de somnifères, je m’endors tout de suite, de dire un directeur de galerie. Au secours calice ! C’est quoi ça ? Ça se peut juste pas qu’un gars comme lui dise ça! C'est pas vrai ! Ça sent le clin d’œil mal enligné. Ça manifeste surtout le fait que la cinéaste a même l’air de mal comprendre son sujet et qu’elle invente des personnages et des situations improbables. Il ya aussi cette ex-amie qui décrit cette époque en ces termes :
- On était jeune, on était beau, on était fou, on est allé dans les excès, mais un un momennt donné on ne pouvait plus allé plus loin et tout s’est effondré. Non ! Vous étiez pas si fucked up que ça ! Donne-moé des images d’archives jet set s’il vous plaît. Ah oui c’est vrai, t’as pas de cash pour simuler du glam, donc t'en parle seulement. Elton John, j'ai besoin de le voir, pas d'en entendre parler. Si on se fie à des mauvais calambours dit dans ce film, on peu qu'il est à l’instar de Parachute, on s’endors rapidement. Il n’y a que des mots et rien d’autres. On enfile les témoignages un à la suite de l’autre de manière poche. J’ai économisé un comprimé hier.

C’est quoi l’ostie de problème avec le cinéma québécois ? Comment ça se fait que l’on a pas de vision à long terme ? Pourquoi est-ce que l’on rate le tir plus souvent qu’autrement ? Une bonne idée réalisée au Québec finit bien souvent par tomber à plat. J’imagine Rechercher Victor Pellerin fait en Finlande, en Russie ou même en Australie et je ne peux m’empêcher de croire que ça serait meilleur. Écoutez je suis fan de tout ce qui se fait ici ! Mais , les cinéastes d’ici sont de mauvais tireurs pour la plupart. Pour un Crazy, combiens d’argent des subventionnaires sont perdus dans des projets cutes qui n’iront pas bien loin ? Je comprends Marie-Josée Croze d'avoir crissé son camp. On lui aurait proposé d'être la blonde d'Elvis Gratton ? Je pense qu'elle a pas le goût.

Je suis déçu encore une fois. Voir un film québécois, c’est comme sortir avec la plus fille au monde, mais que celle-ci ne s’arrange pas pis reste effoirée toute la journée devant la télé en legging. T’as le goût d’y dire : fais de quoi chérie. Maudit cinéma québécois:
J't'aime pis j't'en veux.

mardi, juin 19, 2007

La scène bocale 3.0

Quand les chats sont partis, les poissons dansent.

Je commence à voir l'influence qu'à un mon post nommé La scène bocale. Il a influencé quelques articles de journaux dans le voir, ce mois-ci dans le Bang!bang! avec Jodoin. Trois filles qui ne se connaissent pas ont utilisé celui-ci poour leurs travaux d'université et plus près d'ici, mes amies Doudou et Vero-B en ont fait le titre de leur chronique vidéo-web hebdomadaire. Il a également stimulé beaucoup de discutions sur le forum des Loco locass et sur le site de Doudou. Et dire que je l'ai effacé.
Je vous reviens avec un gars des vues sur un film présentement à l'affiche d'ici 24 heures...
Bonne journée

lundi, juin 18, 2007

Athanor

Hommage à Alain Bashung. Je me transforme ici en alchimiste afin de créer des vers purs tels une pierre philosophale. J'attend que ceux-ci surgissent de l'athanor.
*
Faites monte d'la lie la littérature.
Qu'elle déborde de bord en bord jusqu'à bordure.
Faites monter d'la marmite des mots illicites.
Ceux-là même qu'on ne cite , ceux des silences, tacites.
Faites monter des vers violents d'envergure
Au fur et à mesure qu'j'essuie la suie d'sur ma figure.
Faites monter enfin l'art pur du jus qui s'agite.
Que par ma flamme l'âme de Nicolas Flammel ressucite.
*
Mc BrutaLLL

Le gars des vues 13 : The tenant, Le locataire.

Quelle ironie que ce film soit ma 13ième intervention du Gars des vues...


Habituellement, je déteste Polansky. Je le trouve sur-évalué pour des films qui, selon moi, ne sont que mineur. Combiens de bâillements n’ais-je pas retenus à chaque que l’on m’a imposé Le bal des vampires ? Je me souviens m’être fait chier solide en regardant, encore une fois de force, La jeune fille et la mort. Et puis-je vous dire que Le bébé de Rosemary n’est alors absolument pas appeurrant ? C’est un ennuyant film de couple tout au plus. Par contre, Le pianiste est plus consistant, plus intéressant. Est-ce parce que je me passione pour tout ce qui traite de la deuixième guerre mondiale ? Ça doit être probablement ça.

Mc BrutaLLL

Oui bof! je devrais peut-être bien louer Le loctaire, mais je suis sûr que ça va être mauvais comme ses autres films.

Jean-Michel

Ah ! Non ! Le locataire c’est pas pareil ! Le locataire c’est bon.

Mc BrutaLLL

Il me manque que lui à voir. Tant qu’à faire, je suis bien capable de scrapper une soirée à regarder un navet pour la bonne cause de pouvoir mieux servir mes clients par la suite. Par contre, je vais attendre d’être très malade comme ça je vais accueuillir n’importe quelle futilité avec la lontaine sensation d’un quelconque réconfort.


J’ai regardé le film alors que j’étais plutôt en forme je dois dire. Et j’ai trouvé ça excellent.
Et puis quoi ? Vous croyez vraiment que je vais vous faire ici la critique d’un film que tous ont vu ? Non ! Bon si vous voulez l’histoire, la voici en gros :Un homme aménage dans l’appartement d’une jeune fille qui vient de s’y suicider en se jettant par la fenêtre. Bien vite, il est harcelé de toutes parts par les autres locataires de l’immeuble. On lui reproche incessamment de faire du tapage nocturne. Pourtant, celui-ci semble être un locataire fort tranquille. Mais d’où vient tout ce bruit ?

Je me souviens de la note consernant les dispositions à prendre pour l’écoute de l’album à l’intérieur de la pochette du disque Mindbomb du groupe The The : To obtain maximum pleasure on this album, please play very loud, very late, very alone … and with the lights turns very low.

Je m'étais trompé. C’est ainsi qu’il faut voir ce film Jean-Michel.





Quelques morceaux choisis.

dimanche, juin 17, 2007

Le gars des vues 12: Control, the movie

Il nous faudra attendre encore quelques mois avant de voir le film sur la vie de Ian Curtis sur nos écrans. La date de sortie anglaise est pour spetembre 2007.

Control, qui a ouvert le dernier festival de Cannes, a non seulement gagné la palme du meilleur film européen, mais y a reçu une longue ovation après la projection. Ça augure bien à mon avis.

Le gars des vues 11: Entre moi et moi

Il y a une différence entre vivre de son art et survivre de son art...

Ostacle, Séba

Décidement ce blog est de plus en plus celui d'un cinéphile que celui d'un chanteur dans un band punk rap disco. C'est drôle. Ceux qui me lisent depuis un bon moment doivent savoir que ça allait assez mal pour moi côté cash depuis un moment. J'ai fais mes devoirs et me suis trouvé un job dans un club vidéo. Et vous savez quoi ? Je suis autant emballé par ce job que par le fait que l'on est en train de terminer la pré-prod du disque de Gatineau. La job au club vidéo représente un très beau défi pour moi. J'ai le goût de m'y mettre à fond.

Ceux qui me connaissent bien savent que j'ai étudié en cinéma et que mon rêve était de devenir réalisateur de film. J'ai bifurqué vers le rap par accident. Vous qui connaissez que Gatineau devez vous douter que l'on écrit pas des chansons comme Elephant, Pour la suite du monde, sans avoir une réèl passion pour le 7ième art.

Donc, me voici enfin avec un peu de sécurité pour les mois à venir. Comme je vous l'ai écrit plus haut,me voici l'esprit tranquille avec un job excitant. Je songe même à faire du terme Le gars des vues un blog à part où je vais inviter mes amis à y poster leurs critiques. J'ai le sentiment, non de changer de vie, mais de passer à autre chose et de prendre enfin mes responsabilité de citoyen.

Le gars des vues 10 : Good night, and good luck.

Le gars des vues 10 : Good night, and good luck.
Georges Clooney, 2006, Etats-Unis.


Octobre 1953, la très populaire émission d’actualités Person to person, sorte de Le point avant ses heures, decide de diffuser un reportage défendant certaines victimes innocentes de la chasse aux sorcières du sénateur Mc Carty. Bien entendu, les autorités américaines voient d’un très mauvais œil que l’on ose critiquer le gouvernement à la télévision et aux heures de grandes écoutes. S’engage alors une bataille entre les deux parties. En fait, cela devient vite un combat personnel entre Mc Carty et Edward R. Murrow, animateur vedette de Person to person. Au fils des semaines, l’émission pamphlétaire se transforme peu à peu en procès.

À l’époque, toute personne accusée de près ou de loin au communisme était automatiquement arrêtée et traînée en justice. On ne se chargeait pas seulement de trouver des coupables et des traîtres, on fabriquait aussi des preuves contre les innocents. Un simple ouï-dire se transformait en fait véridique. Il reignait un tel climat de peur, de paranoïa et de suspiscion aux Etats-Unis dans les années 50, que tous vivaient dans la peur d’être pris pour un communiste. C’était l’âge d’or de la délation. Regardez, nous ne sommes pas très loin du nazisme, du stalinisme et plus près de nous, d’un certains Georges Bush qui dit que si nous ne sommes avec lui, nous sommes contre lui. Clonney se sert de cette histoire éloignée dans le temps pour nous renseigner sur notre présent, sur ce qui se trouve directement dans notre champ de vision.

Clooney a eu l’intelligence de tourner son film en noir et blanc. Nous sommes superbement plongé dans l’univers des films et émissions de télévision du début des années 50. Les images d’archive viennent se greffer magnifiquement au reste. L’illusion est parfaite. Parfois, nous ne savons plus sice que nous regardons est reconstruction ou des images d’époque.

Par contre, ça ne lève pas. Il manque comme un petit quelque chose pour nous river à notre siège. On aurait souhaité voir un combat ayant davantage de mordant. On embarque, mais qu’à moitié. Tout cela nous apparaît comme éloigné. Cela est peut-être dû à la froideur des personnages qui nous empêche de nous sentir lié à eux ? Je ne sais pas. Pourtant, j’ai adoré regarder ce film. On aurait peut-être souhaité que le réalisateur s’attarde sur les véritables victimes de la chasse aux sorcières. Au lieu de cela, on nous présente un duel entre deux hommes qui tentent de conserver leur positions sociales, leurs réputations et qui sont prèt à aller jusqu’au bout afin de faire entendre leur propre vision des choses . Pour ma part, j’ai préféré The Frontman réalisé en 1975 et mettant en vedette Woody Allen. L’histoire met en scène une bande d’écrivains et de scripteurs pour la télévision qui se retrouvent au chômage suite parce souspsonnés d'être communismes et qui pour continuer à travailler se servent d’un pauvre type comme prète nom. C’est magnifique. On voit comment la chasse aux sorcières a eu de mauvaises répercution sur des peties gens au quotidien. Mais, est-ce disponible en dvd ce truc ?


Un extrait du début du film tel quel.

Après des filoms tels que Scanner darkly, Good night, and good luck, nous allons continuer notre escapade en terre américaine avec les prochaines critiques des films : 8 mile, Short cut et quelques autres.

samedi, juin 16, 2007

Le gars des vues 9: tout sur tout

Connaissez-vous le site imdb ? Internet movie database ? Moi je ne le connnaissais pas dutout. Peut-être que je suis arriéré ? C'est cool ce site permet de tout savoir sur un film rapidement: genre, pays, année de parution etc. Je me sers de ça au club vidéo afin de savoir l'origine d'un film. C'est cool...


Les films à voir: J'ai lu la critique du film Red road. J'ai vraiment hâte d'allé voir ça. La réalisatrice emprunte les procédés du dogme. Il paraît que pour ceux qui comme moi adorent Michael Haneke, ce film est tout indiqué.


Aussi, le dernier Lynch est un must même si je trippe pas trop sur ces trucs.

Ah oui! Je me suis mis sur une liste d'attente pour allé voir un film Indien bientôt. Il paraît que c'est une expérience hallucinante que d'assister à un film indien en salle.

vendredi, juin 15, 2007

Beastie back on the track dans les bacs le 26 juin!



Voici le clip que l'on peut voir sur leur site officiel. Je buzze juste à penser que Gatineau fera la même chose cet été. Et oui ! On rentre en studio dans quelques semaines afin d'offrir une nouvelle galette qui vera le jour au mois d'octobre si tout va bien...

Le 26 juin, je me lève hyper tôt et j'attend à la porte du magasin de disque pour ma copie. Je fais le même ritue depuis 1988 avec Paul's boutique. Et oui! Beatie est le groupe le plus important de ma vie....

jeudi, juin 14, 2007

Le gars des vues 8: Sombre

Sombre de Philippe Grandrieux



Une voiture roule sur une route sinueuse dans les montagnes. Des enfants qui crient dans un cinéma. Ils répondent à l’écran. Une femme et un homme dans une chambre font l’amour. Ou est-ce un viol ? Un enfant, les yeux bandés marche à tâtons. Une visite dans un peeshow. Un personnage, un homme, passe à travers toutes ces scènes. On nage en plein mystère. Tiens! Finalement cet homme s’avère être un tueur en série qui sillone les routes de France à la recherche de victimes féminines.

C’est ainsi que l’on entre dans Sombre de Philippe Grandrieux. Tout en silence, tout en pudeur, presque sur la pointe des pieds. On reste dans le flou pendant plusieurs minutes, décontenancés. On enchaîne tellement les tableaux les plus bizarres dans les premières minutes de Sombre que l’on peine à savoir si nous sommes dans un rêve ou non. Et si les pièces du casse-tête semble enfin se mettre en place, à nouveau le fils est rompu, l’équilibre perdu . Nous comprenons que nous sommes peu à peu entraînés dans un monde schizophrénique, une spirale diabolique qui nous prend, nous enlasse et nous étrangle. Sombre est un voyage au pays de la démense, une lente descente en enfer toute en spirale.

Sombre mérite vraiment le titre de film d’auteur. Le réalisateur Grandrieux utilise à merveille les ruptures de ton, les focales floues, les plans temblants au téléobjectif avec de gros grains. À certains égards, nous ne sommes pas très loin d’Harmonie Korine. Parfois, l’image est tellement sombre que l’on a de la difficulté à voir ce qu’il y a à l’écran. Grandrieux se fout des conventions cinématographique, flirte avec les procédés du cinéma expérimental. Il filme un peu en arrière des choses, à côté même, à distance. Nous sommes le plus souvent qu’autrement dans le non-dit.

La question que pose ce film est la suivante : Qu’arrive-t’il lorsqu’un meurtrier en série décide de s’attacher à sa victime au lieu de la tuer sur le champs ? Combiens de temps aura-t’elle la vie sauve ? Y a-t’il une issue possible ou n’est-ce qu’un perpétuel sursis ?

Comme vous aurez pu le deviner, Sombre demande énormément de patience. Donc, assurez-vous d’être dans un état d’esprit propice pour absorber cet obscur objet cinématographique. Sinon, vous risqueriez de le regretter. Par contre, si vous vous laissé gagner, vous risquez de faire un drôle de cauchemar.




mercredi, juin 13, 2007

Le gars des vues: Nothing (le néant)


Nothing,Canada (Toronto).Réalisé en 2003 par Vincenso Natali. Classé cinq. Ben oui mais c’est le fun à regarder pareil.

Nothing peint la vie de deux amis d’enfance incapable de fonctionner dans le monde. Rendus à l’aĝe adulte, ils habitent ensemble dans une maisonnette située sous un overpass d’autoroute. Tout ce qu’ils touchent se transforme en merde. Ils accumulent les gaffes. L’un deux est incapable de sortir de la maison sans piquer une crise. Le plus ironique c’est qu’il travaille depuis son domicile comme agent de voyage ! On croirait ce personnage sorti de la série télévisée de Bruce Mc Donald, Twich city. L’autre est incapable de garder son job et sa copine.

Un beau jour, dans le meilleur des mondes, leur unviers bascule. Ils se retrouvent au beau milieu du néant. Il n’y a plus rien dehors de l’autre côté de la porte. Leur maison flotte au centre de rien. Il n’y a qu’une lumière blanche autour de celle-ci. Tout a disparu. Ils ont glissé dans une autre dimension.

Comment vont-ils s’en sortir ? (Se sortir de quoi quand il y a rien ?)

S’en suis un huis-clos..ehhh. comment dire, une confrontation, un dialogue oui. Car comment peut-il y avoir huis-clos au beau milieu de rien ? Ce que je veux c’est que pour peu, on se croirait au théâtre tellement la dynamique emprunte celle que l’on retrouve sur les planches. Nothing, c’est un jeu d’acteurs qui s’amusent d’abord et avant tout. On est pas loin de Becket, mais on ne s’en approche pas par contre. L’absurde est mal assumé et souvent forcé.

Un petit film agréable pas prétentieux et bien sympatique. Le genre de truc que CBC nous présente parfois en fin de soirée. En cas de pluie, de grippe ou de n’importe quelle maladie subite.

Eh j’oublie : Marie-Josée Croze y fait même une apparition en début du film. Cette fois-ci, au lieu d’avoir un accent français, elle parle parfaitement en anglais ! Quelle comédienne pleine de rebondissements vraiment….

mardi, juin 12, 2007

Photos de notre anniversaire

Ce sont les plus belles photos a avoir été prise de ma connaissance du groupe Gatineau en show. Elles datent du 26 avril 2007. Regardez bien le connard en feu devant l'objectif. Il a passé une partie du show à me battre avant de finir par renverser son pichet de bière dans le sub que l'on avait loué et de se faire fouttre à la porte ! Je ne le trouve pas ça trop grâve ce mec. Êtes-vous déjà allé à un show de Duchess says ? Il y a 300 personnes devant le stage de plus défoulés que lui !!! et j'en fais parti à chaque fois!

P.s. Vous savez que vous pouvez cliquer sur les photos pour les aggrandir ? Ça vaût la peine...

ah oui: Elles sont de Maxime G. Delisle








Le gars des vues 6: les particules élémentaires


Les particules élémentaires

La vérité est comme une particule élémentaire : elle n’est pas divisible.

Toutes les années se ressemble une fois que l’on est dans la vie active. Les seuls événements qui nous restent à vivre sont d’ordre médical.
Houellebecq


Je suis maso. En fait, j’aime bien me faire torturer. Quelle idée de louer le dvd d’un des romans que j’ai le plus aprécié ? Et oui, j’ai regardé l’adaptation cinématographique du chef-d’œuvre de Houellebecq Les particules élémentaires….

Les particules raconte en parallèle la vie presqu’entière de deux demi-frères diamétralement opposés : Michel et Bruno. L’un est professeur de littérature et l’autre fait des recherches très poussées en génétique. En fait, Michel tente de trouver un moyen de reproduction des espèces sans contact sexuel. Bruno galère et traîne sont insatisfaction sexuelle partout.


Je me souviens qu’à l’époque je venais de lire Extention du domaine de la lutte et que j’avais bien apprécié ce court roman. Le ton et l’histoire m’avaient plu. J’avais donc décidé de lire le deuxième roman de cet écrivain que je découvrais à peine. Mais je ne croyais pas que lirai le roman de ma vie. Ce n’est pas que c’est le meilleur roman au monde. Je dis seulement ici que c’est celui qui m’a procuré le plus de plaisir en tant que lecteur.

Les dernières pages des Particules élémentaires qui m’ont jeté sur le cul. Aucun roman ne m’a fouttu une claque à la fin autant que le livre de Houellebecq. Je me suis retrouvé projeté dans l’univers, dans le lointain, dans l’immortalité en refermant le livre. C’est comme si on m’avait donné une poussée vers le dehors d’une force incommensurable. Je flottais loin dans la galaxie.

Pour ce qui est du film, il passe la majeure partie de son temps à nous raconter les flashbacks au lieu de nous les présenter les événements chronologiquement. Ce qui fait que l’action ne semble pas vraiment avancer. Combien de fois regarde-t’on des photos dans ce film ? On regarde vers le passé. Le présent semble dépourvu d’éléments déclencheurs. D’ailleurs, Bruno raconte un fragment de son histoire, assis chez sa psychologue. Où est passée la langue de Houellebecq ? Ça donne un film aux accents de sehnsucht et au ton faussement nostalgique. On a l’impression que les personnages visitent leurs vies plutôt qu’il ne l’a vivent. Ça me fait penser ici à une scène du film Annie Hall de Woody Allen où celui-ci est au beau milieu d’une fête qui avait lieue chez lui dans les années 40. Il se voit lui-même enfant et se permet de commenter la fête à ses amis qui l’accompagnent. C’est le Woody Allen de 1977 qui fait irruption chez le Woody Allen de 1944. C’est un peu ça aussi malheureusement l’adaptation cinématographique du roman Les particules élémentaires.

Résultat : il ne s’agît même pas d’une adaptation. On se contente de copier certains éléments du roman. Le père est un génie déchu de la chirurgie plastique ? Et bien faisons une scène où Bruno va le visiter. Assis sur son canapé, le père raconte toute sa vie en cinq phrases dites en trois minutes quarante secondes. Et hop ! Le tour est joué. Nous savons qu’il a un père. Un autre aspect du réçit d’évacué. Passons vite à l’autre anecdote. Parce qu’il s’agît plus ici d’un réçit anecdotique que ce scénario. Par contre le film se tient. Si on a pas lu le livre, tout semble être parfaitement en place et ne causer aucun problème.
Lisez-donc le livre à la place. De plus, c’est une excellente lecture de vacance. Ne gâchez pas votre plaisir. Allez bon été.

lundi, juin 11, 2007

Le gars des vues 5 : Les bons débarras

Quel objet unique, précieux et délicat que ce film Les bons débarras. C’est le genre de film que l’on croit connaître tellement on en a vu des extraits à la télévision depuis des années et que l’on réalise en le regardant que ce n’était pas le cas. On doit nse plonger dedans au complet. C'est vedge ce que j'écris là mais en totu cas...

Comment rester insensible à cette déclaration d’amour-détonation de la petite Manon (Charlotte Laurier) pour sa mère (Mari Tiffo) ? Le film est un poème écrit par notre plus grand écrivain: Réjean Ducharme. Je vais passer ici sur l’histoire pour simplement vous parler du dvd en tant que tel, platement, de même. Je suis trop fatigué pour rentrer dans une analyse du récit même si on en aurait besoin d’une.

Quelle merveilleuse idée que d’offrir pour la première fois en dvd ce chef-d’œuvre. Il y a longtemps que l’on aurait dû pouvoir se mettre sous la main ce film en dvd. Par contre, le rendez-vous est manqué, la fête est ratée.

La ré-édition est totalement bâclée. On s’est contenté de copier le film de son support pellicule au support dvd. On remarque encore le vieillissement de celle-ci. On peut mettre voir et entendre le signal qui apparaît pour renseigner le projecteur de changer de bobine ! On a l’impression de regarder le film en fin de soirée à Télé-métropole en 1981. L’image est sombre et incompréhensible parfois.
Comment a-t’on pu traiter un si grand film avec autant d’irrespect ? On parle ici du film qui a remporté la deuxième position au combats des films derrière Mon oncle Antoine pour le meilleur film québécois de tous les temps ! ON ne retrouve aucun extra, aucun commentaire, aucune galerie de photos. RIEN ! Si l’On veut perpétuer notre cinéma, intéresser les jeunes à ce qui s’est fait au Québec auparavant, il faudra mettre un peu plus de lustre et de glam lorsque l’on ré-édite nos grands classique. Je salue ici le travail des artisans qui ont monté le coffret des films de Gilles Groulx (et encore ce n’est qu’en vhs pour l'instant). C’est bourré de commentaires, de mini-documentaires qui replacent chaque film dans leur contexte et nous font comprendre pourquoi un film comme les Raquetteurs, en apparence si anodin, reste un film phare de notre cinématographie. Avec la nouvelle édition dvd de Les bons débarras rien ! On parle du deuxième (c’est selon) plus grand film de notre cinématographie nationale.


Le film se termine avec le sentiments que l'on devra réembobiner la cassette avant de la retourner au club vidéo. On se dit que ceux qui en ont fait le transfert on expédié le truc rapidement sans finesse et se sont probablement dits à la fin lorsque le travail fut terminé : bons débarras ! Triste pour un si grand film....

dimanche, juin 10, 2007

Nuit blanche sur tableau noir

Voici quelques photos prise par Jean-Michel Berthiaume. Voir son blog: poste moderne...










Le gars des vues: A scanner darkly

Le gars des vues 4 : A scanner darkly

Quel film bizarre que ce Scanner darkly adapté du roman du grand Phillip K. Dick. Il s’agît d’un film d’animation mettant en vedette Keanu Reeves, Wynona Ryder, Woody Harrelson et Robert Downey Jr.

Ça raconte l’histoire d’un Scanner, un agent double de la police chargé d’inflitrer un mileu ayant un lien avec une sorte de drogue dévastatrice et inusité : La Ssubstance D. D pour death. Afin de ne pas se faire reconnaître, les Scanner doivent parfois enfiller un uniforme holographique projetant sur leurs épiderme des centaines d’identités à la seconde. Le visage, les vêtements changent sans cesse. Les scanner sont amené à consommer la dite Substance D dans l’exercise de leurs fonction. Comme vous pouvez le deviner, l’agent finit par devenir accro à la substance et commence à ne plus distinguer le vrai du faux. Nous aussi !

On assiste à une descente aux enfers, à une perte de contrôle des repaires. On ne sait plus qui est qui et qui dit la vérité etc… C’est le film de gelé par excellence. C’est ça qu’il faut regarder après avoir fumé de l’herbe. On arrive a devenir autant paranos que les personnages.
Mais il s'agît en fait d'une vision romanesque des déboires de K.Dick avec le FBI et la CIA qui l'ont tappé et suivit lors de l'époque de la chasse aux sorcières. Il en est sorti traumatisé de cette époque. A scanner darkly est le réçit halluciné des ses tribulations avec les autorités américaines. On se pose la question à savoir ce qui est vrai, qui est notre ami ?

Le plaisir du film réside surtout dans le fait que c’est un film d’animation mettant en vedette de vrais comédiens en action. Je crois dans un avenir rapproché, on aura droit à davantage de films de ce genre. J’imagine James Dean donner la réplique à Mel Gibson dans un western futuriste grâce à ce procédé. On a droit ici à un petit bijou bien en avance sur son époque.

En vidéo depuis quelques temps même s’il fait encore parti des nouveautés.
Vus aussi cette semaine: Les contes immoraux, New york dolls.
À venir: Les bons débarras (ré-édition dvd) et Les particules élémentaires (adaptation de Houellebecq).... à plus

samedi, juin 09, 2007

Dany bédard trippe sur nous !!!!

Dany Bédard buzze sur nous ! C'estr vrai. Ila écrit une des meilleures critiques de Gatineau en fait. C'est weird ? Mets-en. Mais c'est cool........

Allez lire ça !

jeudi, juin 07, 2007

Pour une suite du Gros

J'ai imaginé une suite au Gros digne de Kafka. Vos commentaires sont bienvenues. En fait, j'en ai besoin. Le premier était humoristique et critique tandis que la suite pourrait s'avérer fantastique. Qu'est-ce que vous en pensés ?
Extraits en vrac:
Couplet un
*
Décidement, chus toujours aussi pésant qu'avant.
J'ai pas réussis à pouvoir me rendre en bas d'600.
J'ai pris des telles proportions que c'pu plaisant.
C'est rendu qu'j'peux même pu m'voir pis la bite en pissant.
Ça fait un bout qu'chus pas sorti d'mon appartement.
Chus un cas d'obésité morbide apparement.
Chus un oeuvre d'art ou d'horreur en mouvement.
J'plait pu à personne astheure à part à maman.
Chus condamné à rester coucher dans mon lite.
J'me lave pu pis chus rendu couvert de bébittes.
J'me confond a'ec le matelas tellement qu'chus gros
J'ai l'air d'une tête posée sur un oreillée sur un lit d'eau.
La tévé à journée longue, la mousse su' l'bord d'la bouche.
Le seul muscle que j'ai bougé depuis 6 ans c'est l'pousse.
Autant d'temps qu'j'ai pas pris d'douche.
Imaginez l'odeur. En plus j'porte une couche !
*
Couplet trois
*
V'là qu'j'me répend jusque dans l'corridor.
J'déborde de tou'és bouts de bord en bord.
Mon appartement a pris l'allure d'une armure,
J'le rempli comme au complet murs à murs.
Ch't'incontinent, continuel débit;
Mon corps a pu d'fin pis pu de début.
Ma face change de place, glisse à ma surface
Au fur et à mesure qu's'démesure ma masse.
*

mercredi, juin 06, 2007

le chameau sauvage




Je lis présentement ce livre très drôle. C'est l'histoire d'uhn mec qui se retrouve malgré lui pris dans une situation tordue. Un soir, en tentant d'aider un pauvre type victime d'une agression, il est accusé à la place du malfaiteur parce que la victime se mélange entre eux. Voici un extrait en apparté dans le livre:


"CONSEILS POUR PARAÎTRE À L'AISE DANS UN ASCENSEUR
Passer un moment dans un placard avec un inconnu est embarrassant. Face à notre prochain, nous sommes timide et confus, nous ne savons pas où mettre les yeux, nous avons envie de nous faire tout petit (et, chose curieuse, l'autre paraît toujours serein et fort, comme s'il ne se rendait pas compte de l'incongruité de la situation). Alors quelle attitude adopter pendant le trajet pour surmonter notre malaise ?
Faire l'impatient et tapoter du pied donne l'air ridicule d'un businessman surexcité. D'un autre côté, regarder l'autre dans les yeux, face à face à quelques centimètres, l'inquiète. Quant à vouloir engager la conversation avec lui c'est une erreur : même pour une discussion très banale, le temps de voyage est trop court.
– Bonjour.
– Bonjour Monsieur. La politique politicienne, j'en ai ras le bol.
– Oui, ils nous prennent pour des abrutis.
– Allez, bonsoir.
Enfin, rester comme pétrifié après avoir appuyé sur le bouton, les yeux sur ses chaussures ou sur une paroi lisse, laisse supposer que la présence de l'autre nous effraie. Ce qu'il faut éviter absolument. Car en ascenseur, tout est basé sur le rapport des forces. Il est impératif, dès la mise en présence, de prendre l'ascendant sur notre prochain. Plus qu'une simple attitude à adopter, il s'agit donc d'effectuer un travail progressif, dont le but est d'amener l'adversaire en position d'infériorité. Car deux personnes ne peuvent se sentir simultanément à l'aise dans un ascenseur. On peut le regretter, mais c'est ainsi.
Tout d'abord, il faut s'empresser de demander "Quel étage ?" avec désinvolture, avant même d'être tout à fait à l'intérieur. Si nous traînons trop, il nous devancera sans scrupule – or cette question est primordiale, car elle nous place d'emblée comme le patron de l'endroit. "Un habitué", songera-t-il. Mais rien n'est encore gagné, bien sûr. Il est maintenant indispensable de se placer le premier près du panneau à boutons, et d'attendre qu'il quémande. "Quatrième, s'il vous plaît." Ensuite, un nouveau point sera marqué si nous appuyons précisément, d'un geste souple et sûr, sur le bouton qui correspond pile à son étage (ce n'est pas sorcier, comme manœuvre, mais cela impressionne toujours – "Il connaît l'emplacement exact des boutons, un habitué..."). Ensuite, tout est simple : il suffit de conserver l'avantage ainsi acquis, en profitant du léger éblouissement causé par notre "ouverture", pour entamer avant lui, avant qu'il ne se ressaisisse, notre "développé". Le développé est la matérialisation de l'attente placide, l'attitude que prend naturellement un homme sûr de lui entre le rez-de-chaussée et le quatrième, et peut revêtir plusieurs formes : un air que l'on chantonne à mi-voix, un doigt qui caresse avec nonchalance le panneau à boutons, un coup de peigne dans la glace. A nouveau pris de vitesse, il est coincé : on imagine mal deux étrangers chantonner ensemble dans un ascenseur (ou pire, se recoiffer côte à côte, ou caresser ensemble le panneau à boutons). Il ne peut pas non plus se mettre à chantonner pendant que nous nous donnons un coup de peigne : une personne décontractée dans un ascenseur, ça passe merveilleusement, mais deux, ça frise le burlesque. "Ils n'ont qu'à se mettre à danser, tant qu'ils y sont." Non, il ne pourra que rester figé et muet, dominé, embarrassé. C'est dur, mais l'heure n'est pas aux états d'âme. Il a perdu. Il voudra se cacher dans un trou de souris, tandis que nous serons parfaitement à l'aise. Il ne restera plus alors qu'à conclure (la "fermeture") : lorsqu'il sort, vaincu, et marmotte timidement "Au revoir", nous nous contenterons d'un léger signe de tête et d'un sourire distrait, qui achèveront de l'accabler. Ouverture, développé, fermeture, l'affaire est réglée. Resté seul pour un ou deux étages encore, nous nous sentons gai et léger : le trajet s'est parfaitement bien passé pour nous."

mardi, juin 05, 2007

lundi, juin 04, 2007

s.e.b.a. 2.7.3. comme initiales

*
C'que chus aujourd'hui, ça a commencé sur un mur.
Une signature laissée en peinture
Sur l'armature d'la station du métro Namur
Pour qu'mon nom perdure en un tag laissé en pâture.
S.e.b.a.2.7.3. comme initiales
C't'un nom d'graffiti pour les non initiés.
*

Le grand jour


*
Aujourd'hui, j'me suis décidé j'arrête tout.
J'voulais prendre des résolutions depuis un bon boutt.
Genre: Cleaner la marde que j'ai accumulées sur ma route.
J'te jures ! Chus même prèts à gager un deux si t'as des doutes.

*

dimanche, juin 03, 2007

Die lezte Springe der gross

Le dernier Bounce le gros

J’arrive le premier au dernier Bounce le gros. Je croyais qu’à neuf heure il y aurait foule devant le Main hall. Il en est rien. Tellement que moi et Ghis discutons un bon moment tous les deux assis. C’est l’occasion de faire le point sur nos carrières, sur le avant et après Bounce le gros. On parle de l’état de la scène bocale avant que ces soirées aient lieues et comment elle se porte maintenant.

La foule tant attendue arrive que vers minuit. Ghis mixe un peu, mais on devra attendre la fin de la nuit pour le voir appraître derrière ses tables. C’est drôle. Je me souviens de notre deuxième show ensemble à Toronto. Après nous, il y avait un set de dj. Ghis avait demandé de passer quelques disques de son cru. La foule en avait redemandée et il s’était retrouvé à mixer tout le reste de la soirée. Je me souviens de sa joie. Lui qui mixait tous les jeudis Chez Roger où les gens n’écoutaient que d’une oreille absente, il se retrouvait enfin devant un public déchaîné, buvant sa musique jusqu’à plus soif. C’était la première fois que l’on écoutait pour vrai ses mix, que l’on bouncait sur du Ghislain Poirier. À 3h00 cette nuit-là, Ghis avait le sourire d’un enfant de 10 ans qui vient de faire un bon coup. Il ne renvennait pas. Que de chemin parcourru depuis!

Bravo Ghis ! merci pour tout ces beaux moments que tu nous aura fait vivre depuis les débuts de Bounce le gros ! Merci d,avoir transformé la scène de derrière tes tables. Bounce le gros fut plus qu’une bonne soirée. Elles nous a révélé des artistes comme Omnikom et Numéro et bien d’autres. Tu laisses un héritage immense et quelques nouvelles soirées du genre de Sharp à l’os. Tu es l’inspiration des rap maudit. Tu m’a montré que c’était possible d’écouter du bon hip hop et tu as emmené tant de gens vers cette musique mésestimée par certains.

Merci mon vieux partner,
merci le Gros !

samedi, juin 02, 2007

La cuisine

Ma prof de cinéma appelait ce qui suit de la cuisine:


1)

Le gala gamiq a dévoilé sa liste de nominés. Allez voter. Non on est pas dedans.

www.gamiq.ca

2)

Gatineau va être de la nuit blanche sur Mt-royal la semaine prochaine...

3)

C'est rendu 50 cents faire un appel dans ne cabine ? shit....


4)

Ce soir: We are wolves ou Bounce le gros ? Écriture de nouveaux textes plutôt ? Je ne sais plus...


Bientôt de retour ici: Le gars des vues no 4...