dimanche, mars 30, 2008

Récupération

Dans ma bibliothèque, j'ai des dizaines de cahiers spirales et Canada dans lesquels j'ai écris la plupart de mes textes. Majoritairement, je les laisse dans la bibliothèque sans en avoir retranscris les textes sur mon ordi afin de faire le ménage et d'en faire de véritables chansons. Donc, combiens de chefs-d'oeuvres ou de pures merdes dorment sur les pages lignées de mes cahiers Canada ? Beaucoup ! Beaucoup trop !

Je me suis décidé à les ouvrir enfin. Après huit ans d'écriture hip hop intense, je me dois de faire le point et d'allé voir ce qui s'y trouve. J'y ai retrouvé 100 versions de Pawnsheüp avec les anciens bouts de textes qui faisaient référence à Éric Gingras de Pas Chic chic du temps qu'il travaillait à L'Échange, une rime où je faisais rimer ( en bas de la pente avec J'pense que j'va m'pendre) des extraits recoupés de la chanson Lovesong qui se nommait Les pas perdus à l'époque etc... Toute ma vie et mon écriture. Mes cahiers contiennent trop d'histoires de bonnes chansons tout simplement oubliées par paresse... Je me dois d'ouvrir ces coffres au trésor et d'y extirper ce qui s'y trouve. Je suis en panne d'inspiration en ce moment. Mais, j'ai tant de textes tentant laissés en ardoise. C'est de là que vient la phrase de la chanson Rap maudit. Malheureusement, la seule chose qui m'attriste par contre en ce moment, c'est de me sentir arrêté dans mon entreprise par mon voyage en France à venir. J'espère avoir envi de continer à mon retour. Il le faut. J'ai au moins 50 albums de contenus dans ces textes... Je ne dois pas laissé mourir mon oeuvre sans me battre un peu pour elle quand même.

Allez hop ! Au boulot !

vendredi, mars 28, 2008

Panwsheüp le clip !!!!



Le voici. J'en profite pour vous dire que c'est le 301ième message que je poste sur mon blog.

Pawnsheüp réalisé par Olivier Picard et David Pierrat de PARCE QUE FILMS.

jeudi, mars 27, 2008

Les gaffes

La vie est faite pour s'améliorer, avoir la possibilité de réparer nos tords et nos mauvaises actions. Elle est faite pour pardonner et comprendre l'autre. Elle donne la chance de se découvrir, d'ouvrir des portes sur les coins inexplorés de notre personnalité et les transcender. Chaque jour est un terrain nouveau à explorer, un moment pour avancer.

Je me penche sur mes côtés sombres et tente de voir le pourquoi de certaines de mes actions, craintes et mécanismes de défenses. Je travaille sur moi. Les gaffes que j'ai faites auparavant, je ne les répèterai plus. J'ai compris des erreurs de mon passer. J'ai compris que je devais me départir de mes comportements inapropriés afin de renaître.

Je me prosterne et demande pardon à tous ceux que j'ai offensés.

vendredi, mars 21, 2008

Méchant mardi

Gros mardi le 25 mars.

Gatineau est en fin d'après-midi à Plus sur commande sur Musique plus.
Ensuite, on se rend à la taverne Chez Normand pour célébrer le lancement de notre clip: Pawnsheup. Tous le monde est invité.

Pis le soir, je vais faire Rap maudit.


Ouf!

mercredi, mars 19, 2008

Écoute ça

Le lien pour mon entrevue est ici. J'y dis des choses que j'ai jamais dites, vous renseigne sur la genèse de certaines ouvres etc...

Clique icitte !

WC

je me sens comme de la marde depuis 2 jours. Je tente de rester à la surface, de nager, mais je ne me sens pas bien avec moi-même. C'est triste...
J'sais pas.

mardi, mars 18, 2008

Pour m'entendre

J'ai fais une entrevue d'une heure sur band à part plus tôt cette année.
Ils la mettent en ligne aujourd'hui.

www.bandeàpart.fm

mercredi, mars 12, 2008

Gatineau en Europe, part 1, mars 2008

C'est avec joie que gatineau revient de France.

Nous arrivons à Marseille pour deux jours de spectacles. Nous somems fébriles, sachant que Marseille est une terre du hip hop, la ville qui a apporté le rap au Québec fin des années 90. C'est grâce à IAM, band marseillais, que le hip hop francophone de qualité a explosé. Nous y joueons. C'est par là que l'on débute la tournée. La barre est haute.

On réussit malgré tout le pari de faire bouncer en fou ces marseillais dès le premier soir. C'est fou ! Malgré une sono un peu approximative, on remporte la première manche avec brio. Mais c'est véritablement le deuxième soir que tout se met vraiment en place et que L'intermédiaire où nous joueons prend feu. Aidés d'un sub loué le jour même, notre son est nickel et féroce. On se croirait au Divan orange avec des fans montréalais tellement la foule est en délire. Tout le monde danse partout. Je vois les sourire illuminer ces visages que nous voyons pour la première fois. Nous sommes adoptés. Mais le meileur arrive à la fin. On termine le concert et le DJ, Alex, part son set de dj à peine trois secondes après que les derniers cris déchirant de Freak de Montréal se soient arrêtés. DomhammeLLL et moi restons sur le stage. On continue à danser. Je prend dans mes mains la tambourine. On restera ainsi parmis le public pendant une bonne heure. Dom se mettera même à la batterie. On est des stars. C'est inespéré d'avoir autant de succès dans une ville où nous personne ne nous connait encore et ce, lors de notre deuxième concert à vie en France. C'est le délire. On est gonflé à bloc. Peu importe ce qui arrivera par la suite ailleurs en France, nous savons que nous avons gagné Marseille et que quelqu'un en France nous comprends. Toulouse, Montepellier et les autres n'ont qu'à bien se préparer. On va leurs en mettre plein le visage !

Ax les thermes ensuite. Nous arrivons en retard après avoir franchi les Pyrénées en pleine nuit. Dès notre arrivée, nous sommes acceuillis par l'équipe du festival Oxygène pour les oreilles comme des chefs. Il faut dire que Pierre a de très bons rapports avec Jean-Luc et Ludo du festival. Ils sont venu au FME en septembre dernier. Gatineau a même chillé avec eux à Rouen. Ce sont donc des amis que Gatineau retrouve au sommet d'une montagne perdue quelque part en France. Je dois souligner aussi l'accueuil amical du reste de l'équipe de Première-pression, booker du Garorock, Oxygène et autres. Une bande de filles bénévoles dévouées à la cause avec qui nous devenons amis immédiatement. Jean-Luc mettra à notre disposition une salle de cinéma où nous boirons du champagne jusqu'aux petites heures du matin. On se sent chez nous, on se sent bien encadrés. Merci de tout mon coeur Première-pression. C'est avec émotion que je vous retrouverai à Garorock en avril.

Le concert du lendemain sera encore un succès. Nous jouons devant un gymnase rempli à pleine capacité. À la fin du concert, le public délire tellement, que je me fais arracher le micro par un gars qui veux crier avec moi la fin de Freak de Montréal !!! Il faut dire que Gatineau n'a jamais aussi bien sonné. L'équipement mis à notre disposition est exceptionnel. Le matos coûte une fortune. Le son est béton comme pas possible.

Fin de nuit bien arrosée jusqu'à temps que le soleil se lève. Nous dormons dans des dortoirs de collège pour les deux première nuits à Ax. Mais pour les trois autres jours, Ludo et Jean-Luc nous ont loué une maison en plein coeur des Pyrénées. Une maison à nous tout seul. J'y passerai trois jours seul. Les gars eux, vont faire un tour à Barcelone. Je découvre la télé française et la solitude extrème, la vrai.

Les mecs qui sont censé revenir le lendemain. Mais ils ont des problèmes. Une tempête énorme s'abat sur les Pyrénées et ils restent bloqués en Andore. Les gendarmes interdisent tout accès aux routes pyrénéènes. Ils doivent dormir là-bas. Je reste seul au coeur d'une tempête qui semble vouloir détruire la maison où je dors tellement le vent fait claquer les volets, passe à travers les murs. J'ai pas mal la chienne il faut dire. Et si il m'arrive de quoi ? J'ai pas internet ni le téléphone et je suis sans voisins. N'est-ce pas tous les films d'horreur qui débutent ainsi: un gars perdu tout seul dans un chalet dans les montagnes avec aucune possibilité de communiquer ? Bbrrrrr.....

Et puis enfin, mercredi après-midi, Burne frappe à la porte de la maison. Je sursaute de trouille.
Vite ! On est en bas, prend tes choses, on s'en va...

Leur camion est resté en bas des Bazerques. Ils ont dû emprunter celui de la ville en catastrophe et celui-ci est resté pris, tombé dans le fossé. Il n'avait que des pneus d'été. Comment peut-on laissé les pneus d'été à une mini van en plein hiver au beau milieu des pyrénées ? Bref, on loade le camion en catastrophe. On doit mettre le gear ainsi que nous tous et redescendre dangereusement la montagne. On passe du temps incroyable à tenter de mettre des chaînes aux roues de la camionnette. On gèle. C'est Arno qui s'acquite de la job. On le regarde comme s'il était expert de ce genre de situation alors qu'il n'en est rien. Il est 3h00. Nous avons un test de son à faire à Toulouse dans deux heures. Ce n'est pas certains que nous arrivions à l'heure, encore moins sûr que nous nous rendions en bas en vie. Il se peut que le show de ce soir soit annulé. D'ailleurs, il vaudrait mieux téléphoner tout de suite et leur dire que le show n'aura pas lieu.

Finalement, en roulant lentement, prudement, nous rejoignons notre camion. On transfert le gear dans celle-ci et on part vers Toulouse. Plus nous descendons, moins il y a de neige. On finit par sortir de cette foutue tempête. On y a échappé. Ça l'air facile ici, mais nous avons tous cru y passer sur le coup.

Toulouse défile devant nous. Impossible de prendre part au décor. D'ailleurs, nous savons que ce n'est qu'un décor, que nous n'irons pas marcher dans la ville aujourd'hui ni demain. Nous ne sommes que de passage. Encore une fois. Nous faisons quelques photos rapides par la fenêtre alors que nous roulons en direction du Khléo. Mais quand pourrons-nous vraiment poser notre sac et visiter quoi que ce soit ? Jamais. Il nous reste encore 4 jours de tournée. Ce sera le marathon. Levé au petit matin. Rouler toute la journée à travers la France. Rentrer dans la salle avec le gear. Faire le teste de son. Manger. Réchauffement. Faire le show. Boire de la bière. Trouver la chambre d'hôtel. Dormir mal et saoûl. Levé au petit matin. Rouler toute la journée...

Pour l'instant, nous somems au Khléo où nous découvrons le groupe Maniacx avec qui nous allons certainement collaborer bientôt. Malgré une sono déficiente et quelques (beaucoup) de problème techniques et d'énergie, le show a lieu sans trop de problème.

Fin de nuit délirant où nous nous saoûlons en masse. Une fille un peu folle qui arrive derrière moi, me met les doigts dans le nez tout en m'enlevant ma tuque. Deux choses à ne pas faire avec moi. LA CHOSE QUE JE DÉTESTE LE AU MONDE: me faire enlever ma tuque ! Calice! Je reste calme et drôle malgré tout et me sauve le plus loin possible. Plus tard, Pierre se pète la jambe à plusieurs reprises sur une table qu'il n'arrive pas à voir tellement il fait noir où nous faisons la fête. On lui verse de la guru-vodka sur la jambe afin de le guérir. Crisse qu'on est cave. Le dude hurle de douleur pis ça nous fait rire. Fin de nuit weird où Pierre se perd dans Toulouse. Il tente de faire un check in à notre hôtel, mais il est tard dans la nuit et la porte est barrée. Personen n'est sur place pour ouvrir. Nous perdons donc nos chambres. Il est obligé de se taper une heure de taxi à travers la ville afin de se trouver une chambre d'hôtel. Il y a un congrès environnemental en ville et totues les chambres sont prises. Nous,pour le moment on s'en fout. Nous sommes avec Julian et Élisa en train de faire la fête. On constatera tout ça lorsque Pierre nous téléphonera plus tard dans la nuit. Résulat: Burne et Dom dormirons chez Élisa, Séba et Keuk chez Julian. Julian qui nous sauvera la vie à Toulouse en agissant ainsi. Il galèrera toute la journée du lendemain pour venir chercher Pierre et nous reconduire chez Élisa. Rien de mieux que d'avoir des amis dans une ville étrangère. Une chance que nous nous sommes fait amis avec Élisa et lui à Ax les thermes. Ax les thermes et les gens de Première-pression reviendrons souvent dans cette tournée et celle qui suivra le mois prochain.

On dégage! vers Montpellier dans la journée. On se perd ( un classique en France et au cours de cette tournée)en entrant dans la ville. On tourne en rond. Impossible de se rendre devant la salle afin de déloader parce que les rues ont des sorte de petits pilonnes qui nous empêchent d'avancer. On fait du surplace pendant bien de minutes avant d'avoir de l'aide de la part des gens de la salle. On trouve un truc. On déloade derrière la salle.

Le Baloard est un restaurant pourvu d'une cave où on y fait des spectacle. On se croirait à L'Escogriffe littéralement. Les murs qui datent de plusieurs siècles sont en briques. On place les instruments sur la scène de fortune. On est prèt pour un teste de son et puis, problème majeur: les speakers sont brisés. Il y en a d'autres. Les gars passent plusieurs heures à changer les speakers contre d'autres, à tenter plusieurs combinaisons sans succès. Malgré leur génie pour le son, celui-ci restera approximatif. Mais de show must go on.

Au deuxième étage, juste avant le show, les cuisiniers du Baloard nous font LE REPAS le mieux fouttu de toute la TOURNÉE. On mage des plats à 100 euros l'assiète. On capote 1 Il s'agit d'une lasagne au Canard et champignons. Mais quelle lasagne !!!!

Il y a moins de monde prévu pour le show. À peine trente. Mais quel public déchaîné ! Ça saute partout, cri etc. Le show qui a débuté sans trop être convaincu sur scène se termine dans le délire total. Les trente personnes font office de foule en délire et en redemande. On ne se gène pas et on leur balance un vrai de vrai show de Gatineau dans la gueule comme devant nos vrais vieux fans. Après, on se boit quelques bière rapides. On doit se coucher tôt. Demain, nous allons faire 13 heures de voiture. Prochain point: Rennes. C'est pas à la porte. Mais on est exité à l'idée d'allé rejoindre nos cousins bretons. On est exité.

Évidement, on se perd en entrant dans Rennes. On ne se perd pas vraiment. Il est évident pour nous que la salle de concert se trouve dans le centre-ville alors qu'en fait, elle se trouve dans le parc industriel. Le jardin moderne est localisé parmis des entrepôts et des industries poches. Non c'est n'est pas un décor cool comme on peut le penser. Il s'agit plutôt d'un endroit ressemblant au parc industriel de Anjou où se trouve les imprimeries et les usines d'aluminium. Ouach!

IL faudra l'aide de Ludo qui nous guidera par téléphone pendant plusieurs longues minutes afin de tourver l'endoit. En fait, on ne le trouve pas. On abdique. Ils vienent nous chercher au bord du désespoir alors que nous les attendons devant le stade. On est épuisé. Vous verrez tout ça sur la webtv du Bang!bang!

Par contre, la place est cool et les gens sont incroyables. On monte la plantation en quelques secondes. Sur place, une équipe s'affaire à nous aider et à nous rendre la tâche facile. On est encadré. On aime ça.

J'y rencotnre mon sosie. Sur place, un dude nommé Pierre est tout à fait comme moi. Même cheveux, même vêtements etc... C'est louche. On en rigole. On se fait prendre immédiatement en phot ensemble tellement c'est drôle. Il deviendra mon meileur chum pour la soirée.

Pendant le show, le public est un peu froid. Chus même en crisse sur le stage, sur le bord de la crise de nerdfs. Je n'arrive pas à trouver ma place sur le stage. J'sais pas si c'est comment il est fait, mais je ne me sent pas bien. Une scène en diagonale n'aide pas les artistes à bien diffuser leur énergie. C'est tough en maudit. Le public semble apprécier, mais ne manifeste pas trop trop. Nous apprendrons ensuite qu'ils ont aimé, mais pour le moment, j'ai le goût de quiter la scène. Je manque d'énergie et le peu que je donne semble perdu. Je freestyle que je suis en crisse dans Freak de Montréal. Personne ne s'en rend compte ça l'air...

Nous vivons un après spectacle incroyablement amusant. On boit. L'endroit ferme ses portes à 1 heure. Les gens ferment la porte, nous gardent à l'intérieur jusqu'aux petites heures. C'est tellement intense qu'un des dudes part chercher des instruments: drums, contre basse, micros, flûte etc... Ça se transforme en mini-Rap maudit. Le party est poigné dans la place. Wow quel beau souvenir. On est invité à retourner au Jardin moderne en octobre pour leur huitième anniversaire. Chouette!

je réalise que notre relation avec l'Europe ne fait que commencer. Je sais que nous irons souvent en France, que ce n'est qu'un début. Mais il faut nous coucher. Demain, nous devons être sur Paris. On doit être en forme maximale.


Je reviendrai publier le reste de ce texte d'ici quelques heures.....