lundi, octobre 25, 2010

Les amours Imaginaires de Dolan ou le talent imaginaire d'un cinéaste...




Abus de ralentis. Images léchée pour rien. Surcharge de personnages mal distribués (les gens qui témoignent) dans l'espace du réçit. Dialogues mal écrits. Faiblesse dans les propos. Dialogues MONOLOGUES nuls à chier. On voit que l'auteur y connait rien au sujet. Relation amoureuse trop faible pour ne faire un film. Trop de cigarettes. Ce n'est pas un élément de mise en scène très élaboré que de fumer une cigarette assis dans des marches pour montrer la frustration d'un personnage. Je me souviens des solutions scénaristiques de mes collègues de classes au cégep. C'était semblable. Comédiens mal dirigés. Abus de gros plans sur Dolan. Champ-hors-champ campés de manière à mettre ne valeur les réactions de Dolan et que puisses paraître non-naturel la captation de la réaction de la personne avec qui il parle. Voir la scène de la mise des cadeaux sur le lit. Il devait être trop occupé sur le set à se faire mettre du fond de teint et à travailler l'éclairage sur sa coupe de cheveux pour prendre le temps de diriger sa compagne. Le beau Neils, on en parle même pas ! C'est pas un comédien. Il ne joue même pas. Il fait des faces de gars beaux en baissant sa tête. On peux-tu lui voir les yeux ?

On voudrait être le Truffaut québécois des années 2000. On devrait faire comme le grand François et travailler son humilité en adaptant de grands romans et en ne jouant pas dans ses films ! On voudrait être le Gilles Groulx des temps mordernes. Mais au moins, un chat dans le sac mettait en scène un moment important de notre identité et laissait la parole à une génération au lieu de se mettre devant la caméra. On voudrait être Karwaï ou Godard, mais on ne maîtrise pas la technique et le langage cinématographique assez pour que le fond et la forme se rejoignent. On abuse des ralentis. On est aussi incapable de bien situer un lieu en amorçant une entrée en matière normale grâce à un découpage technique adéquat qui passe de grand ensemble jusqu'à gros plans pour amorcer un retour en arrière, une fois la série de gros plan effectuées, et revenir à un plan d'ensemble pour clore le tout. On est dans le gros plan. On étouffe.

On ne se sent pas concerné. Ça manque de chien ! Cette relation.

Faut arrêter de lui donner de l'attention à p'tit. On en fait pas un film qu'en se basant sur des références. Tarantino le fait avec brio. On ne sait pas pourquoi. Il pense avoir sondé l'âme humaine et pouvoir filmer un visage dans la pénombre, cigarette à la bouche comme Bergman et évoquer quelque chose. Persona est un film de silence. Ici, lorsqu'on parle, on ferrait mieux de se taire et lorsque l'on se tait, un ferrait mieux de parler.

Les dialogues sont tellement mal écrits. Les comédiens peinent à se les mettre convenablement en bouche tellement ceux-ci sonnent creux et non-naturels. On les sent avoir de la difficulté à trouver le bon ton entrer le québécois et le français international. Dolan, qui voudrait tellement être un cinéaste français a dû tout mettre en place pour gommer toute trace de joual dans ses dialogues. Il ne reste qu'une langue fausse, existant nul part au monde et qui suscite immédiatement le malaise.
Ironie: Le personnage de la mère du bellâtre interprétée par Anne Dorval est une caricature, mais sonne plus vrai que les autres qui sont des personnages soit-disant réalistes.

Tout est faux et pas à sa place dans ce film. Le film aurait pu durer 45 minutes si on avait pas placé des protagonistes inutiles venant alourdir la structure et si l'on avait pas abusé de ralentis.

Quand les enfants convient leurs parents dans la cave pour leur jouer une pièce de théâtre !

1 commentaire:

Anonyme a dit...

D'accord sur toute la ligne!

Tu devrais écrire pour La Presse ou Le Devoir aux lieux des groupies de Xavier Dolan. :)