jeudi, février 24, 2011

Entrevue

Ouf !

J'ai donné mon premier entrevue hier hors cadre média pis je dois dire que j'ai vraiment besoin de raffiner mon discours. J'ai parlé oui. Mais j'ai comme pu grand choses à dire dans le fond. J'ai comme pas le goût d'expliquer les textes, les chansons, le pourquoi, de révéler le comment ça se fait qu'on en est rendus là. Pas envie de parler de nos buts avec ce disque.

J'ai comme rien à dire. C'est comme si il suffisait d'écouter la première chanson du disque pour comprendre où on est rendu pis de skipper à la dernière pour comprendre où on s'en va.


J'ai pour philosophie depuis des années que tout oeuvre d'art réussi n'a pas besoin de légende. Il me semble que le disque parle pour lui-même et dit ce qu'il a à dire. C'est drôle parce que le disque parle de masques, le personnage du cover en a un, se cache derrière celui-ci. L'album parle des identités que l'on emprunte afin de se faire croire que l'on est quelque chose d'autre, de ce qui est vrai un moment (Révolutionnaire) et ce qui ne l'est plus deux ans plus tard. Mais par contre, nous, on va enfin jouer SANS masques. On va être nous. Les textes ne cachent rien. Tout est là pour une fois. Tout se comprends tout de suite sans explications.

Je me demande ce que je vais dire en entrevue. Hier, pour la première fois de ma vie, je me trouvais ennuyant et fucking perdu dans mes affaires. Avant, j'avais des idées de concepts et je les explosait etc.. Là, j'ai juste le goût que les gens rient, aient du fun, dansent. Y a rien d'autre.


Le disque est là. Le reste est superflu !


C'est peut-être moi qui a épuré jusqu'à pas possible ma vie, mes pensées. Je rumine 75% moins d'affaires dans ma tête qu'il y a 6 mois. Je m'en tiens à mes fonctions primaires, vitales: douche, faire mes besoins, boire beaucoup de jus d'orange, moins de café, toats, bananes, vélo, affichages, club-vidéo, revues pour jeunes filles, laptop, série-télé légères, m'habiller pour pas avoir froid. Penser à rien. Penser à rien qui pourrait me faire mal. Ne pas penser à celles qui m'ont quittées coûte que coûte. Marcher. Allez à la fruiterie.

Le moins de pensées possibles. Connecter sur la joie. Être coquin au maximum.


Il me semble en ce moment que tout explication de peu importe quoi est superflu. C'est une forme de Zen, mais je n'essaye pas d'avoir l'air de ça.


Je suis ennuyé parce que j'ai pas le goût d'expliquer le disque, de révéler des choses etc....
Y a pas de secret ni de magie. Par contre, comme les journalistes que l'on va rencontrer sont des gens que l'on férquente depuis 2005, ça va être une partie de plaisir que de les retrouver autour d'une table et de jaser avec eux: Kevin, Olivier, Philippe... Yeah ! Ce sont des bons journalistes. Ils vont nous poser les bonnes questions et ça va être cool au bout.

J'ai hâte de faire les entrevues, mais je sais pas ce que l'on peu dire.. Une chance que PercevaLLL va être là.

3 commentaires:

Prométhée V. a dit...

Tu peux parler de Miley Cyrus qui t'inspire, peut-être. Pis, si tu veux juste avoir du fun et que le monde danse, pourquoi tu te fais juste pas du fun aussi en entrevue? Un peu comme Leloup faisait au début de sa carrière.

Je dis ça, je dis rien...

- MH

Mc BrutaLLL a dit...

Wow ! Quelle bonne idée MH. Merci ! C'est vrai.
C'est pas une question de pas avoir de fun. J'ai juste pas grand chose à dire...

Prométhée V. a dit...

http://www.youtube.com/watch?v=fS3CuhKPc7w