dimanche, avril 24, 2011

Au NatureLLL- L'Éloge de la laideur-2006

L'éloge de la laideur


*

J'va t'prendre même a'ec tes boutons dans face

A'ec ta transpiration, ta sueur pis ta crasse.

J'ferai pas d'commentaires sur l'odeur de pisse

Suspecte qui embaume entre tes deux cuisses.

Tu pourra ben aussi avoir des feux sauvages,

Des freakles pis d'la barbe qui t'pousse sur ton visage.

J'm'en St-Ciboirise ben pis j'm'en contre-calice.

Mëme si y en a qui pâlissent quand c'pas lisse.

L'idée c'est qu'l'idéal c'est qui ai pas d'limage d'l'image

Pas d'tracking, d'ajustage de défauts d'peau pis pas d'grimage.

Côté femmes, j'dénie tout c'qui dénature elles.

(Nath avec tes nattes) Mon amour, j'voudrais juste te prendre au naturel.

Sur ton visage, les sempiternelles retouches,

La mouche, les couches louches, le rouge à la bouche

Me laissent de marbre. J'préfère la femme à barbe

Que l'masque issu d'tes cosmétiques étalés sur ta table.

*

L'éloge de la laideur,

Les délices de l'indolence,

Les délires du délit

Dans les dédales du dit lit.

*

Oui! J'ai un trouble d'ordre sexuel qui attribue aux objets

Des plus banals en apparence aux plus abjectes

Divers vertus érotiques desquelles apparaît

L'excitation derrière lesquelles tu disparais.

Paraîtrait que l'fétichisme c't'une affaire de cuir,

De bottes pis d'latex dont il faut s'enduire

Le corps au complet pour enfin pouvoir séduire.

C'est drôle, moé c'est l'genre d'affaires qui m'font fuir.

Le langage fétichiste serait dû pour une réforme.

Chez nous, l'objet sexuel revêt une autre forme.

Au lieu de se retrouver sous forme d'uniformes,

C'est l'corps en lui-même qui me l'fournit sous sa forme diforme.

Tout c'qui fait qu'dans l'bed ma belle/laide ça barde

Quand j'te regarde, c'est qu'j'm'attarde sur tes poils de barbe

Sur ceux aussi qu'sous tes aisselles tu gardes,

Sur la cicatrice que tu t'es fait par mégarde.

C'qui m'excite moé c'est les paires de lunettes pis les poils.

(Voir: Pointe all dressed d'Mc B.r.u.t.a.L.L.L.L)

J'sais juste qu'c't'écoeurant, c't'un thème récurrent.

J'y reviens juste au cas ou tu s'rais pas encore au courant.

Parfois les cibles s'avèrent incompréhensibles.

La plupart du temps même pour certain risibles.

C'qui exite quelqu'un peut nous laisser insensible,

C'qui les anime, c'est ce qui nous inhibe.

*

L'éloge de la laideur,

Les délices de l'indolence,

Les délires du délit

Dans les dédales du dit lit.

*

Christ que t'es belle quand tu sors juste du bed

A'ec tes boutons d'acné qui m'font bander c'est bad,

A'ec ta sale senteur de selles, de sueurs aux aisselles,

A'ec ton tampon dont dépasse encore la ficelle.

Sans parfum c'est parfait parce ça personnifie.

Dans pénombre, j'te perçoit d'même ! Parce mon nez s'y fie.

C'est mes fantasmes sexuels qu'en c'moment j'versifie,

J'tente de t'décrire pourquoi l'sexe a'ec toé s'intensifie.

J'aime que tes imperfections restent sans réfections.

J'trippe sur c'que d'autres considèrent comme une affliction.

Ton dos affublé d'une ineffable inflexion

M'fait tout simplement fondre en affection.

Tout comme cet inexplicable attrait sibyllin

Pour tes sourcils vilains, pour ton nez aquilin

À qui l'installation d'lunettes à grosses montures

M'ont donné l'goût à première vue d'te prendre comme monture.

*









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