mardi, mai 10, 2011

Fahrenheit 451, la chaleur à laquelle les livres s'enflamment et se consument.



De puis que j'ai vu le film de Truffaut, je me dis que ça serait vraiment bien d'en faire une nouvelle adaptation moderne, plus futuriste. Le maître de la nouvelle vague avait privilégié l'archaïsme dans sa direction artistique. D'ailleurs, on voyait la femme de Montag, le personnage principal, jeté le vieux rasoir de celui-ci afin de le remplacer par un nouveau. Mais le nouveau rasoir s'avérait être une lame tandis que celui-ci qu'elle mettait aux poubelles, l'ancien, était un électrique. Donc, Truffaut allait à rebours. C'était intéressant. Belle inventivité. Mais je me demandais à chaque fois ce que donnerait ce film, cet adaptation cinématographie du Roman de Ray Bradbury en version moderne, poussé à l'extrême avec une D.A. à la Minority Report, Blade Runner.

Puis j'ai réalisé hier que ce film serait d'un ennui mortel si il était adapté à l'écran en ce moment. Que cette anticipation écrite en 1955, nous venons de la dépasser. Que faire un film sur Fahrenheit 451 en ce moment reviendrait à faire un film sur nos contemporains. J'exagère oui, mais à peine. Nous sommes maintenant entrées dans l'aire de ce roman. Désolé et désolant. Nous pourrions faire un film sur ce sujet, mais faudrait que la problématique soit déplacée au niveau de vols d'identité ou quelque chose du genre.

Bravo à Bradbury d'avoir su si bien inventer notre monde actuel en 1955.


Vous ne saviez pas que mon premier nom de plume a été Montag en référence au personnage de Bradbury ? Saviez-vous que Fahrenheit est un mot allemand ? Saviez-vous que Montag signifie lundi en allemand ?

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