dimanche, mai 12, 2013

Sonic Youth x 3




Je me suis acheté le premier album de Sonic Youth en vinyle. C'est vraiment cool. C'est un album dont ça vaut la peine d'acheter dans tous les formats. Je l'ai en cassette. Sur celle-ci, les seuls 5 tounes qui jouent sur le premier côté sont à l'envers sur le côté 2 !!  Le cd a seulement les 5 tounes, Rien d'autre. Mais ma version cd est une version qui date de l'époque où ils étaient sur SST. La version que les gens trouvent aujourd'hui est sur DGC ou je ne sais plus. Alors que la version vinyles comporte deux disques. Le premier se trouve à être les 5 tounes. Mais le deuxième se trouve à être un show où ils font les tounes en versions différentes et antérieures aux officielles. Les titres sont différents. Mais il y a deux chansons hallucinantes dont Cosmopolitan girl, un hymne par Kim Gordon pas piqué des vers qui me regretter que l'enregistrement soit live et scrap parce que je la ferait jouer au bar tellement c'est du no wave dancefloor.   En tout cas, c'est un bon achat.  Dans la pochette, il y a des illustré des flyers des concerts dont sont issues les chansons du disque ainsi que plusieurs textes biographiques dont un par Richard Edson, l'hallucinant premier batteur de Sonic Youth qui a donné sa cohésion à ces pieçes. On regrette presque celui-ci ai quitté si tôt dans la carrière du band New yorkais.

La première fois que je me suis procuré cet album, c'était la version cassette. J'avais découvert Goo et bien sûr Dirty un peu avant. On m'avait prêté les disques et j'avais copié ceux-ci sur cassettes. N'ayant pas de lecteur laser, mon expérience de la musique se faisait donc en format 4 tracks.  C'était donc normal que lors de ma première visite à vie à L'oblique, célèbre boutique de musique indé, mon attention se soit portée sur les cassettes plutôt que sur les autres formats.  J'allais pour découvrir autre chose que ce que j'avais déjà de la part de Sonic Youth. J'achetais donc Sonic Youth, la cassette bleue avec le groupe sur la pochette datant de 1981. Mon Dieu, ça fait aussi longtemps qu'ils sont actifs ?, me dis-je.

J'avais rien compris à la pochette. Certains titres de chansons étaient imprimées à l'envers. Sur la cassette elle-même, la face a avait les titres imprimés à l'envers. Arrivé chez moi je compris. On avait mis les seules 5 chansons de l'album original sur la face A de manière normale et de l'autre côté, on entendait les mêmes chansons à l'envers !  Comme si, en les écoutant en version vinyle sur une table de tournante de dee-jay, on avait à la fin de celles-ci, eu l'idée d'engager la table à rebours et de faire jouer l'album de son point Z au point A. La face B commençait exactement où se terminait la face A. Jouées à L'envers et imprimées à l'envers. C'était fascinant. Dois-je vous dire que je me suis passionné d'avantage pour les versions iconoclastes que pour celles dites normales ?

Mes amis et moi, sous l'effet de la mescaline, nous nous exercions à apprendre par coeur les versions jouées à reculons. She is not alone donnait Haaan la on zé iicchhhh.  


Plus tard, ayant évolué côté format avec lequel j'écoutais ma musique, je parti à la recherche de la version disque compact de l'album au plus fort de ma passion pour Sonic Youth dans les années 90. Je trouvais le disque au Primitive pour un maigre 15$. Je me suis donc passé de nourriture pendant plus de deux semaines après cet achat puisque les 15$ étaient destinées  à mon budget pour l'épicerie. Mais ça valait la peine. Ce disque était rare. Mais je fut déçu de ne pas y retrouver les version à l'envers.

Bref, voilà deux jours que j'ai les 3 versions du même disque, cassette, compact et vinyle. Ils sont tous différents et valent tous le détour. Dois-je vraiment souligner la profondeur du son en format vinyle ? Le hi-hat a jamais aussi bien sonné. Je tiens à souligner que quand même, à la base, ce disque a toujours très bien sonné. Il fallu entendre Dirty en 1992 pour qu'un album de Sonic Youth sonne aussi bien. Oui, ça sonne mieux que Daydream Nation et Goo. Il faut dire que ce premier opus a été enregistré au Radio City Music Hall de New York. Pour ce qui est des pièces captées en spectacles, elles sont issues du Music For Millions Festival au New Pilgrim Theatre de New York le 18 septembre 1981. Where The Red Fern Grows, version instrumentale et antérieure de I Dreamed I Dream, elle vient d'une session  au Noise Studio, toujours à New York, qui a eu lieu en octobre 1981.

Pour une jouissance maximale, je vous recommande de vous procurer les trois formats de cet album comme je l'ai fais.
 

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